Série du passé - Cannon (1971-1980)

Parmi les vieilles séries de ma jeunesse, il y en a une dont le nom claque encore à mes oreilles : Cannon, du nom de son héros Frank Cannon, un ancien flic au physique atypique pour l’époque.

Le rôle principal est tenu par William Conrad, acteur qui commença modestement dans un chef d’œuvre du film noir (Les Tueurs de Siodmak), mais se fit connaître surtout à la télévision. Il n’a jamais eu un physique de jeune premier avec sa calvitie et sa moustache, puis son embonpoint. Mais loin de jouer les rondeurs sympathiques, il a cultivé des personnages plus sombres. On le retrouvera aussi plus tard dans une autre série, La Loi est la loi, moins mémorable. Mais Cannon fut son heure de gloire, lui offrant même deux Golden globes.

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Cannon, c’est donc un ancien flic passé détective mais pas du genre séducteur ou casse-cou. Il aime le luxe et la bonne chair. Mais il a surtout une intelligence au dessus de la moyenne pour résoudre les énigmes et les crimes, ce qui le rapprocherait de Columbo. Sauf que l’on ne connaît pas le coupable dès le départ. Et malgré le coté bougon ou hautain que pouvait avoir le personnage, il y avait un coté attachant et … très film noir aussi. Il vient comme une sorte de Sherlock Holmes sans le Dr Watson pour résoudre ce que les autres ne savent pas faire.

L’ambiance sonore y est importante comme on peut l’entendre dans le générique, très typique des années 70. Cannon fait jouer de ses relations d’ancien flic pour accéder à ce dont il a besoin et on se demande parfois où il veut en venir. La pub n’entrecoupait pas encore trop les séries mais il y a déjà des petits moments de cliffhanger et des rebondissements. Et forcément, le succès aidant, on a vu quelques guests/invités ou débutants célèbres comme Martin Sheen, Stefanie Powers, Leslie Nielsen, .. Je n’ai pas spécialement rêvé sur les Lincoln dans lesquelles le héros se baladait avec même un téléphone à l’intérieur ! Pas assez pour voir qu’il fera des infidélités à la marque pour la concurrente, Cadillac.

Pour moi c’était encore un rendez-vous télévisuel avec le grand-père, une personnage bien construit par un acteur qui avait de la bouteille. Aucun épisode ne me revient plus en mémoire que cela pourtant. C’est un tout et j’étais peut-être trop jeune pour capter toutes les subtilités des enquêtes ou les clins d’œils aux films noirs. La série n’a d’ailleurs pas été tant rediffusée que cela. Grossophobie des années 80? Au commande, on avait Quinn Martin, producteur des Envahisseurs, du Fugitif, ce qui n’est pas rien. Il s’amusera même à faire des crossovers entre ses séries. La forme a sans doute vieillie mais la patine du temps lui donne encore du charme, comme les vieux films des 70s.

Le Générique video


Ecrit le : 07/03/2025
Categorie : serie
Tags : Série,USA,1970s,policier

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