Actions militantes - Décembre 2025
Et voilà le dernier mois de cette rubrique. On pense plus aux fêtes, qu’on espère sans cruauté pour les animaux, justement. Mais c’est justement des moments de partage et de trêve…Enfin on peut l’espérer.
Premier film co-produit par Sea Shepherd France
“Depuis bientôt 20 ans, Sea Shepherd France se bat sur le terrain pour protéger les cétacés, les requins, les poissons, et tout l’écosystème marin. En 2024, Sea Shepherd France et l’ONG espagnole WeWhale ont lancé une mission d’urgence pour protéger l’une des populations marines les plus menacées et incomprises : les orques ibériques. Présentes dans le détroit de Gibraltar depuis plus de 3 000 ans, elles ne sont aujourd’hui plus qu’une trentaine. Depuis 2020, certaines manifestent un comportement mystérieux envers les safrans (gouvernails) des voiliers, provoquant la peur, des dégâts matériels, et parfois des représailles de la part des plaisanciers.”

photo Sea Shepherd
Le film documentaire « Espartes : Chroniques de l’orque ibérique », parle de cette aventure. Un film tourné par ces équipes, qui vous plongera au cœur du détroit de Gibraltar, à la rencontre d’une population d’orques - appelées Espartes par les locaux - aujourd’hui en danger critique d’extinction. Le soutien permettra de :
- Finaliser la post-production (montage, étalonnage, design sonore et visuel)
- Organiser des projections publiques
- Présenter le film dans des festivals internationaux
La société du mois : Prosol / Novoviande
“Vous rappelez-vous de Prosol ? Ce groupe agroalimentaire, qui tient les magasins Fresh. ou encore les boucheries de certains magasins Grand Frais, ne s’est toujours pas engagé à respecter le European Chicken Commitment (ECC). À ce jour, aucune garantie n’est apportée par les boucheries Novoviande, autre propriété du groupe Prosol, en ce qui concerne les méthodes infligées aux poulets qu’elles commercialisent comme le pire de l’élevage intensif ou des méthodes d’abattage particulièrement brutales.” Le kit de communication de L214 est donc mis en place : Formulaire et les commentaires sur les réseaux associaux.
La France reprend les exportations d’uranium de retraitement vers la Russie
“Greenpeace France a observé samedi 15 novembre 2025 à Dunkerque le chargement d’au moins une dizaine de containers d’uranium de retraitement (URT), à bord du cargo Mikhail Dudin à destination de la Russie. Ironie de l’agenda, Volodymyr Zelensky était reçu à l’Elysée : la France assumera-t-elle son commerce nucléaire avec la Russie face au président ukrainien ? Cette exportation d’uranium de retraitement est la première que Greenpeace observe depuis plus de trois ans. Elle est un signe inquiétant de l’intensification du commerce entre l’industrie nucléaire française et l’entreprise d’Etat criminelle Rosatom qui jouit toujours d’une impunité totale malgré son implication dans la guerre en Ukraine.
En 2022, suite aux révélations par Greenpeace France de l’envoi d’URT en Russie juste après le début de l’invasion globale de l’Ukraine, le gouvernement français avait ordonné à EDF de stopper ses exportations d’URT. “Le ‘en même temps’ macroniste atteint des sommets d’hypocrisie. Emmanuel Macron répète qu’il est nécessaire de développer notre indépendance économique, technologique, industrielle et financière, notamment par rapport à la Russie, qualifiée de menace pour la France et pour l’Europe. Alors même qu’il reçoit aujourd’hui Volodymyr Zelensky, la reprise de l’envoi d’URT en Russie est une nouvelle rupture entre les paroles et les actes du Président français. ”, s’indigne Pauline Boyer, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France.”

Photo Greenpeace
“La France dépend entièrement de la Russie pour se décharger de son uranium de retraitement car celle-ci possède la seule usine au monde réalisant l’opération de conversion de l’uranium de retraitement. Cet uranium de retraitement est issu du processus de retraitement du combustible irradié (UNE) à l’usine de La Hague. Il est ensuite stocké dans des hangars à Pierrelatte (Tricastin). Aujourd’hui, environ 35 000 tonnes d’uranium de retraitement s’y accumulent, illustrant la situation scandaleuse de la gestion des matières nucléaires qui devraient être requalifiée en déchets.”
Et n’oublions pas Carrefour
“jeudi 27 novembre, L214 a révélé une enquête menée dans deux élevages intensifs de cochons qui approvisionnent la Filière Qualité Carrefour. Sur un sol bétonné, derrière des barreaux, sans accès à l’extérieur, dans un environnement grouillant de cafards, des truies sont encagées, des porcelets mutilés et des cochons entassés les uns contre les autres. Chaque jour, plus de 330 000 animaux terrestres sont tués pour Carrefour : plus de 100 millions de poulets, de cochons, de vaches et de veaux, de moutons… abattus chaque année. Ce chiffre effarant ne prend pas en compte les centaines de millions d’animaux aquatiques commercialisés par l’enseigne. Les pratiques d’élevage intensives, comme dévoilées dans cette enquête, sont au cœur du modèle Carrefour, et c’est révoltant ! Carrefour ne doit plus fermer les yeux : réduire de moitié le nombre d’animaux tués d’ici 2030 et s’engager à respecter le Plant Protein Pact initié par L214 est impératif. “ Action en ligne disponible.
Les limules, survivantes de cinq extinctions massives, mais menacées par l’industrie biomédicale
“Leur sang est exploité dans le commerce de vaccins et de dispositifs médicaux lors de tests pyrogènes afin de contrôler l’innocuité des produits. Le sang des limules coagule au contact de certaines bactéries. Capturées à l’état sauvage, les limules sont ensuite maintenues hors de l’eau dans des chambres de prélèvement où les laboratoires leur implantent une aiguille dans le cœur sans anesthésie et leur retirent 30 % du sang. Les limules possèdent un système nerveux, ce qui les rend réactives au stress de ces captures et aux prélèvements. Relâchées avec un tiers de leur sang en moins, entre 10 % et 30 % d’entre elles meurent. Cette exploitation est non seulement d’une grande cruauté mais affaiblit aussi progressivement la population mondiale de ces individus, allant même, en Asie, jusqu’à décimer 90 % d’une espèce de limules, dite à trois épines. Aux États-Unis, les entreprises biomédicales doivent obtenir une autorisation d’exploitation, respecter des saisons de capture et déclarer précisément le nombre d’animaux prélevés. En Asie, ces êtres vivants font l’objet de restrictions variables selon les pays : zones protégées, interdiction de capture en période de reproduction ou limitation de l’exportation. En Europe, où les limules ne vivent pas naturellement, la réglementation porte surtout sur l’importation d’animaux ou de produits dérivés.”
“Pourtant une alternative de synthèse existe depuis des décennies. L’Union européenne encourage et autorise depuis 2020 le recours à un substitut de synthèse, le facteur C recombinant (rFC), existant depuis 2003, qui permet de remplacer les molécules recherchées dans le sang de limule, déjà présent dans de nombreuses applications et bien plus efficace. Malgré l’existence de méthodes sans recours aux animaux — aux résultats supérieurs, le test LAL exploitant les limules reste toujours mentionné dans cette réglementation et donc largement utilisé. One Voice fait partie de l’European Coalition to End Animal Experiments (ECEAE), engagée dans le combat pour mettre fin à l’expérimentation animale.” Plus d’informations sur le sujet.