Dans le Rétro-gaming - Juin 2025

Au départ, je me disais que je ferai cette rubrique pour une année. Mais le vivier semble tellement riche que je ne sais pas si cela aura une fin.

Crater sur Pico8 (2017)

Un petit jeu de plateforme sur la petite console low-Fi. On a un mélange entre le jeu de labyrinthe et la plateforme de précision et l’exploration tant les niveaux recèlent de pièges lorsque l’on s’enfonce dance ce cratère. Les mares de lave ne sont qu’un des obstacles récurent. Malgré le héros minuscule que l’on dirige, la précision et la mémoire sont de mises pour ce challenge plutôt relevé. Le tout avec un graphisme pixelisé mais détaillé. MIGNON.

crater pico8

Alien Front sur Arcade (2001)

Sous-titré “Team based combat”, ce jeu sur la plateforme Naomi de Sega est un jeu de combat de chars en réseau local. Sauf que l’ennemi est alien dans une terre envahie par ces bestioles tentaculaires et des machines bio-mécanisées. La carte reste quand même restreinte et l’on doit détruire les 15 ennemis avant que l’adversaire n’y arrive. Le graphisme est efficace, pour l’époque, même si la concurrence des consoles de salon et surtout des PC est rude. La prise en main du char est assez simple avec la direction et la tourelle. Pas trop de temps de recharge de tir en plus et un viseur plutôt informatif entre 1ère personne et 3ème personne. Une version Dreamcast (au hardware très proche) très fidèle permettait de jouer en ligne. Difficile de trouver encore une installation de plusieurs machines…ce qui est plus amusant que tout seul. FIN DE REGNE.

alienfront naomi

Airwolf sur NES (1989)

Adaptation jeu vidéo officielle pour la série connue sous le nom de Supercopter en France, c’est un shooter avec des missions mais on a une vision qui pourrait être celle d’un…avion un peu limité dans ses mouvements et sa vitesse. On se contente de détruire les avions et les objectifs de la mission et en intermède, on a droit à de jolis écrans avec les héros de la série. Bref, ça a du recycler sévère un projet et coller la licence récupérée à ce moment là. ENNUYANT.

airwolf nes

Deadly Towers sur NES (1986)

Destin curieux pour ce jeu d’aventure-action avec option labyrinthe de salles. Sévèrement critiqué à sa sortie, mal noté, il ne mérite pas tant de haine. OK, il est très difficile de ne pas mourir dès la première salle, tant le héros est peu résistant ou les ennemis trop puissants. Mais une fois qu’on a pigé le système des codes, on peut donc progresser dans l’aventure et créer la carte permettant de trouver la solution, éviter les pièges et les ennemis, récupérer les coeurs et de la vie à certains endroits. J’en connais qui l’on comparé à un Zelda et il y a de cela, en beaucoup plus dur, avec un pseudo effet 3D isométrique. Bref, pour ceux qui ne sont pas rebutés par la difficulté, voilà un beau CHALLENGE.

deadlytowers nes

Air Zonk sur PC Engine (1992)

Ce shoot’em up latéral est un cousin des PC-Kids d’Hudson soft. On peut même dire que c’est un cousin de Parodius tant l’humour et la parodie sont présents. Notre héros à grosse tête vole donc pour détruire toutes sortes d’ennemis délirants avec une scrolling rapide et un tir automatique obligatoire. On attrape des bonus qui rajoutent des armes comme tout bon shoot depuis R-Type ou Gradius. Ce n’est pas un Manic Shooter et il est possible de comprendre la logique des ennemis, notamment les boss. La courbe de difficulté n’est pas trop haute et on se prend rapidement au jeu dans cette débauche de couleurs et d’effets très manga. On peut aussi rapetisser ou agrandir avec une option qui passe et il faut savoir gérer le truc. encore une CURIOSITE sur la PC Engine.

airzonk pce

Aerial Assault sur Master System (1990)

Ce Shoot’em up tardif sur la 8 bits de SEGA n’est pas inintéressant, à défaut d’être original. On dirige un simple avion de combat face à une enième invasion. On peut donc tirer en face de soi mais aussi au sol lorsque l’on trouve les bonnes options. Comme toujours on a des bonus pour augmenter sa puissance de feu. La réalisation est bonne pour cette console, même s’il y avait mieux sur les 16 bits à l’époque. Le challenge est relevé sans être un repoussoir et on a donc un bon jeu qui ne laisse pourtant pas un souvenir indélébile. EFFICACE.

aerialassault sms

The Revenge of Shinobi sur GameBoy Advance (2002)

Cette incursion du héros de Sega sur la petite Nintendo aurait pu nous marquer. On a un remake du jeu de plateforme/action de la Megadrive, mais dans la poche. Graphiquement, on a du niveau. Reste que la prise en main n’est pas tout à fait la même et la jouabilité s’en ressent. Tout semble plus pesant, moins fluide et c’est ce qui perd un peu ce classique dans cette version. Sur le papier, tout était là pour faire un hit mais les 15 ans d’écart n’ont pas suffit. DOMMAGE

revengeofshinobi gba

Kingdom Crusade sur Gameboy (1992)

Curieux jeu de stratégie et d’action que ce Kingdom Crusade. On a l’impression d’avoir un wargame puisque l’on déplace des unités sur une carte. Mais ensuite on a un jeu d’action dans lequel il faut tirer sur des ennemis dans des phases en vue de coté. C’est plutôt étrange à jouer, avec des objets que l’on ramasse pour améliorer son personnage comme dans un RPG. L’aventure promet d’être longue mais il faut accepter de rentrer dans l’histoire avec ces phases d’actions parfois simplistes et rébarbatives. UN MELANGE DES GENRES.

kingdomcrusade gb

Final Reverse sur Gameboy (1991)

Ce petit jeu aurait pu être dans une compilation de mini jeux tant il paraît inabouti. Il s’agit d’un jeu de combat entre deux ennemis répartis dans deux parties de l’écran. Cela se joue en deux phases : D’abord on trace une trajectoire un peu comme dans un snake, mais en même temps on tire sur l’ennemi pour le détruire. Puis dans un second temps, on se retrouve avec les trajectoires inversées puisque l’on utilise celle de l’ennemi. Et cette fois il faut faire mouche. En même temps, on doit récupérer des lettres, éviter un panneau entre les deux camps qui fait rebondir nos tirs. On a 5 personnage par camps et le premier qui a détruit tous les ennemis a gagné. Le problème c’est que c’est un peu trop facile et qu’il n’y a pas beaucoup d’ennemis ou de variété de terrain. Sans doute plus amusant à deux, ce jeu a GACHE SON POTENTIEL.

finalreverse gb

Mountain King sur Atari 5200 (1983)

Ce jeu de plateforme vertical est un peu déroutant. Le nombre de plateforme semble gigantesque et il faut surtout trouver la sortie dans ce labyrinthe. Pas vraiment d’ennemis, en dehors de chauve-souris, mais des échelles à atteindre, une logique à comprendre pour trouver et surtout atteindre la porte dans les profondeurs de cette grotte. La maniabilité reste bonne mais il faut être précis. MOYEN

mountainking a5200

Air Raid! sur Atari 800 (1982)

Ce Shoot’em up à scrolling latéral aurait pu passer inaperçu s’il n’avait pas quelques spécificités. On a une sorte de radar dans le haut de l’écran qui nous prévient de la position des ennemis que l’on va essayer de détruire à l’aide de notre chasseur. On doit gérer les munitions, pas illimitées mais suffisantes, mais aussi le fuel ce qui sous-entend que l’on doit décoller et atterrir. Et puis on cherche les ennemis sur la gauche mais on peut revenir sur le raid ennemi en changeant de direction. Par contre, il faut être très précis sur le tir en étant parfaitement alligné. Au départ, il y a peu de bombardiers ennemis mais ils sont ensuite plus nombreux et accompagnés de chasseurs, et tirent eux-même. Un challenge progressif où le passage de niveau se fait par l’anéantissement total de l’ennemi. Un graphisme basique mais une bonne jouabilité. A REDECOUVRIR.

airraid A800

Legends of Wrestling II sur GBA (2002)

Ce jeu de Catch avait pour lui une licence avec de vraies stars du catch…même vieillissantes. Mais c’est tout. C’est imprécis, limité dans les coups possibles, lourd à manier, moche même si on tient compte de la machine. On se croirait avec un vieux jeu NES raté. A FUIR.

legendsofwrestlingII GBA

Need for Speed - Porsche Unleashed sur GBA (2003)

Ce jeu de course semblait avoir tout pour réussir. En effet, les graphismes sont plutôt bons pour la GBA par rapport à ce qui se faisait à l’époque. Oui mais voilà, ça s’arrête là. Il n’y a aucune physique dans le comportement des voitures. Et si on considère que c’est de l’arcade, il n’y a pas de challenge à éviter les obstacles en dehors de virages particulièrement improbables et mal signalés. Car aucune carte ne peut permettre au joueur d’anticiper. Ce ne sont pas les quelques flèches qui apparaissent qui aident à savoir à quelle vitesse on peut passer. La difficulté est peu élevée. A OUBLIER.

nfsporsche gba

Davis Cup World Tour sur Megadrive (1993)

Ce jeu de tennis était plutôt bien noté à l’époque. Et pourtant maintenant je le trouve peu jouable par rapport à beaucoup de concurrents pour un détail qui a son importance : L’angle de vue. On est placé trop bas ce qui fait qu’on gère mal la profondeur du placement du/des joueurs et la prise de balle. Donc malgré la précision de la simulation, on est frustré de ne pas voir le cours “comme d’habitude” et notamment les carrés de service. Si on fait abstraction de cela, c’est un bon jeu de tennis, cela dit. Le graphisme n’est pas le meilleur de la Megadrive mais l’animation est fluide. A ESSAYER.

daviscupworld megadrive

Final Match Tennis sur PC Engine (1991)

Encore un jeu de tennis avec une vue plus classique cette fois et de plus petits sprites en conséquence. Je le trouve très jouable et très progressif avec ce que l’on connaît déjà sur les jeux modernes en 3D pour ce qui est de la gestion du service et des coups. C’était un des gros hits de l’époque et peut-être l’un des meilleurs jeux 2D de tennis de cette période, même si d’autres lui préfèrent Pro Tennis World Court qui y ajoute un aspect RPG que l’on retrouvera aussi dans Mario Tennis. Question de goût. Effectivement, on peut lui reprocher les à-cotés comme les modes carrière et entrainement qui sont monnaie courante aujourd’hui. Avec la PC Engine, on pouvait aussi y jouer à plusieurs. Un CLASSIQUE.

finalmatchtennis pcengine

Super Tennis sur Master System (1985)

Et pour finir sur les jeux de tennis, passons à nouveau sur 8 bits avec ce titre officiel SEGA. Hum, comment dire… Fuyez ! C’est totalement imprécis, lent, lourd, surtout si on compare au titre de la NES à la même époque. Le système de service n’était pas inintéressant mais trop imprécis. Et le placement du joueur est complexe pour simplement arriver à taper la balle. Quant à arriver à placer ses coups pour construire un jeu, c’est une autre paire de manche. Cela rend le jeu artificiellement difficile car évidemment l’adversaire ne rate jamais rien. Les magazines officiels n’avaient déjà pas noté très haut à l’époque, c’est dire. Dommage car le graphisme et l’animation des sprites était au niveau de la 8bits de SEGA. RATAGE.

supertennis sms

Quack Shot starring Donald Duck sur Megadrive (1991)

Dans la série des jeux de plateforme Disney, je voudrais Donald. Un des tout meilleurs de la série avec de beaux graphismes et une belle animation mais aussi de la précision, de l’originalité dans les armes et les mécaniques utilisées. Donald doit parcourir le monde pour trouver un trésor et il est accompagné de ses neveux. On choisit le niveau dans lequel on commence mais on doit passer de l’un à l’autre pour changer les armes et progresser. On retrouve évidemment son ennemi Pat Hibulaire entre autres… Un CLASSIQUE.

quackshot megadrive

The Lucky Dime Caper sur Master System et GameGear (1991)

Parce qu’il fallait aussi une version 8 bits pour Donald, il y a cet autre jeu de plateforme un peu plus classique même si on retrouve des principes vus dans Quackshot. Choix des niveaux, neveux de Donald, parcours du monde, jolis graphismes…Du solide pour un jeu forcément moins chatoyant que la version 16 bits. En portable, les sprites paraissent plus gros et le décor plus resserré mais c’est bien le même jeu. Peut-être pas aussi indispensable que Quack shot mais un bon titre dans le genre. A ESSAYER.

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Astro Fighter sur Arcade (1979)

Après la sortie de Space Invaders, on a vu débarquer des tonnes de clones et d’évolutions comme Galaxian. Il y a pourtant ce Astro Fighter qui passe inaperçu sur un principe assez similaire : Des vagues de vaisseaux ennemis qui bougent sur l’écran et un vaisseau sur sa ligne horizontale. On y ajoute un mode deux joueurs et ça donne un plutôt bon shooter dont le choix de couleur n’aide pas forcément à plonger dans l’espace. On a aussi du fuel à gérer pour limiter la partie alors que c’est le vaisseau qui doit se rapprocher des ennemis et pas l’inverse. Il manque un peu de finition avec des sprites qui se chevauchent bizarrement mais il reste très jouable et prenant comme ses cousins du même genre. A DECOUVRIR.

astrofighter arcade

F1 championship season 2000 sur Gameboy Colo (2000)

Un jeu de course, forcément mais qui pousse la petite portable 8 bits dans ses retranchements. Pas de clignotement classique pour l’effet de vitesse mais une sorte de pseudo 3D qui fait son effet. N’espérez quand même pas voir des bâtiments sur le circuit de Monaco puisque l’on retrouve les pistes officielles et quasiment tous les pilotes et écuries de l’époque. On a des réglages, des choix de pneus et ravitaillement mais la physique reste quand même basique. C’est suffisant pour un challenge assez relevé car il est difficile de trouver les limites en virage, surtout avec un freinage aussi puissant. Les couleurs restent aussi limitées vue la taille des voitures mais l’essentiel est qu’ON S’AMUSE.

F1championship gbc

Hyperzone sur SNES (1991)

Ce shoot’em up de type Rail shooter est un croisement improbable entre Space Harrier et F-Zero. Et comme je suis fan des deux jeux, je trouve ce mélange plutôt réussi avec évidemment les mêmes défauts que Space Harrier et même un peu plus sur la précision des tirs. Il faut ravitailler le vaisseau comme dans F-Zero et on a des boss dans chaque monde. Sauf que la difficulté grimpe vite avec des obstacles peu compréhensibles. Le vaisseau ressemble curieusement à celui d’Eliminator, un jeu du même genre sur Amiga, ST et CPC où l’on pouvait aussi aller sur des pistes au plafond. Un jeu peu diffusé qui mérite une SECONDE CHANCE.

hyperzone snes

Might and Magic II: Gates to another world sur SNES (1993)

Cette version de l’opus 2 de cette série de Dungeon Crawler est très réussie pour qui aime le genre. Comme ancien joueur de Bard’s tale, je retrouve vite mes marques dans des graphismes assez similaire et un fonctionnement avec une auberge où définir son équipe et un mode automap qui trace la carte. Le problème est qu’il arrive 3 ans après le modèle sur ordinateur et 5 sur cette console, ce qui le rend un peu dépassé…et pourtant si on apprécie les dungeon crawlers, ça reste de la mécanique classique qui ne se démode pas. On fait progresser ses personnages et on découvre le monde patiemment. Il y a un peu plus de dialogue et le système de combat évolue assez peu. DU SOLIDE.

MMII snes


Ecrit le : 20/06/2025
Categorie : geek
Tags : geek,jeuvidéo,retrogaming

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