Réflexion - 3 Mois, déjà - 2026

Je reprends le fil de ce blog durant ces trois premiers mois de l’année, le fil de la vie aussi…

Oui, il s’est écoulé un peu plus de trois mois, c’est vrai. Plus que le blog, c’est l’actualité qui m’a marqué par la dérive de ce pays dans l’extrème-droite et l’inversion des valeurs. Cela s’est ressenti aussi dans le traitement de la guerre au moyen-orient où tout paraît presque légitime vis à vis de ce régime religieux et dictatorial. Comme souvent, la difficulté d’avoir des images sur place masque toute la réalité de ce qu’est une guerre pour les populations civiles. Et pire que cela, on oublie les bombardements qui continuent à Gaza, en Ukraine, au Soudan ou ailleurs. Notre mode de communication par ces robinets à images et à faux débats est insupportable. Tellement que je ne mets plus aucune chaine d’information continue. J’attends des réactions à froid, des analyses un peu plus saines que celles d’éditorialistes ou de pseudo-spécialistes du moment qui n’en savent pas tellement plus que vous, moi, mais le font croire avec autant d’aplomb qu’un Chat GPT. Qu’il fut compliqué dans ce contexte de sortir un Geopolitiko qui ne soit pas en décalage. Encore une fois, je n’ai aucune idée du prochain, qui prendra sûrement son temps pour arriver. Rien que celui-ci a vu une bonne dizaine de versions et d’ajouts.

Le monde devient complexe à suivre et comprendre et je comprends que l’on ait envie de se replier sur soi, d’ignorer ce qu’il se passe. Le problème est qu’en faisant cela on se sent aussi agressé au quotidien par ce que l’on perçoit comme une déliquescence de la société. La haine de l’autre est quotidienne et je l’entends prospérer autour du café au travail, dans les bouches que je croyais plus modérées que cela. Les énormités et contre-vérités prospèrent et il est usant d’essayer de les contrer. Je laisse faire, le plus souvent et je le regrette. L’impression d’un rouleau compresseur qui va tout emporter un jour ou l’autre autant en France qu’ailleurs. Le monde a subi des cycles de lumières et d’ombres et le ciel s’assombrit inéxorablement. Dernier avatar de cela, la récente purge d’un éditeur par l’autocrate Bolloré. On ne peut pas dire que l’on n’était pas prévenu ? Et en même temps, tout n’est pas rose dans le monde de l’édition, surtout si on parle rémunération des auteurs…par rapport aux éditeurs. Chose valable dans bien des domaines…

Alors pour ne pas déprimer, il reste heureusement à revenir à des plaisirs simples, à rire, à sourire, à contempler. Heureusement qu’il y a d’autres lectures, des mondes réjouissants parfois très ancrés dans la réalité, ou parfois dans la science-fiction ou la fantasy. Je n’écris plus de fiction depuis quelques temps, et même la poésie ne me vient plus naturellement. On ne peut pas tout faire et j’essaie d’aller déjà au bout des choses sur certains jeux. C’est un choix, et c’est aussi une période où j’ai sans doute besoin de ludique. L’écriture me paraît donc parfois moins essentielle mais elle revient toujours. Ce billet aurait pu faire office de journal de bord de ces trois premiers mois mais difficile de voir une cohérence. Il y a eu des bonnes et des mauvaises nouvelles, des choses personnelles ou professionnelles ou tout à fait extérieures. Ainsi va la vie.

Je suis aussi dans le doute concernant l’avenir de mon mobile. Il durera sans doute 3 ou 4 ans de plus mais après? Cela devient parfois une obligation d’être avec un smartphone pour la commodité de se déplacer, de garder des documents, de prendre des photos mais aussi de valider des transactions. Mais tout devient plus fermé, plus gros surtout, inutilement énergivore même. Avec la lubie de l’IA partout, je me dis qu’en plus de la fermeture d’Android à ce qui n’est pas validé par Google, il va y avoir plus d’espionnage, etc…alors que les alternatives sont encore chères ou restreintes en support matériel. Quant à l’occasion, elle a ses limites. Alors on verra bien le jour J, mais il faudra faire des concessions quelque part.

Au moins coté, PC ou ordinateur, c’est un peu plus simple aujourd’hui pour le hardware et même pour le Soft où il y a juste le choix de la distribution. D’ailleurs le monde change aussi. Je vois beaucoup parler de la Zorin, une distribution au positionnement un peu à part dans le monde du libre avec maintenant une intégration poussée des installeurs d’applications Windows. Mouais…J’ai mis 20 ans à m’intéresser à Wine pour une seule raison : Un jeu inexistant sous GNU/Linux. Alors pour le reste, j’ai trouvé des alternatives avec, là aussi, des compromis. Je suis aujourd’hui avec la Linux Mint ce qui me permet de suivre la vie de cette distrib que j’installe volontiers pour amis ou famille. C’est pour moi le meilleur compromis entre une Debian qui n’est plus tout à fait comme mon besoin et une Ubuntu qui ne va pas dans le bon sens. Les goûts et les couleurs ont encore la chance d’être bien représentés par le monde Linux. On rêverait juste d’un équivalent mobile avec une base Android correctement libérée pour tout un hardware. Mais le Hardware android n’est il pas plus disparate, justement ?

Toutes ces petites réflexions ne peuplent plus vraiment ce blog parce que je suis dans une situation de stabilité. Matériel fiable, plus envie de changer, conservation du hardware..Quand on voit les prix des composants actuels, il y a de quoi prendre soin de ses matériels. 7 à 12 ans, ça me paraît aujourd’hui la norme que l’on devrait atteindre pour un portable et un PC, minimum. En dehors des IA, de quoi a-t-on besoin comme puissance ? J’écoutais un débat sur la puissance des consoles PS5 et XBox One series et leur avenir. Les jeux ont atteint des niveaux de réalisme extrème où il faut aller chercher dans ce qui n’est pas réaliste pour faire la différence. Bref, on doit retrouver l’envie de jouer, la jouabilité plutôt que le million de polygones et les effets de lumière qu’on ne voit même plus en jouant. Certains parlaient de la Switch 2 comme la dernière console qu’ils achèteront…Je me suis arrêté avant et je prends un tel plaisir à rejouer à certains vieux jeux 2D et même monochrome que ça me va. J’ai un peu parlé de ça auparavant mais le débat est plus sur comment faire réparer ce hardware plus conçu pour l’être. Autant on allait bidouiller une Playstation 2 pour la pucer, autant ce n’est plus le cas. La dernière où j’ai changé du hard, c’était la PS3. Ca n’arrivera pas sur la Switch je pense.

Alors quand je reprends le fil de ce billet, pour le conclure, je vois que je suis parti de la fin d’un monde, la violence qui nous entoure et pour parler durabilité. Si c’était justement ça que l’on nous demandait : Durer dans un monde que l’on a rendu plus hostile, autant par son climat que par sa concurrence, ses rivalités violentes. Je viens de voir partir un stagiaire à mon boulot. Il me semble bien armé et pourtant veut aller voir une voie qui n’a peut-être pas l’avenir qu’elle avait jusqu’ici : L’Aéronautique. Il a encore des rêves que je n’ai plus, et pas encore les miens d’aujourd’hui. Alors je termine par l’avenir que je ne peux m’empêcher de voir sombre pour aller chercher cette petite lumière cachée quelque part. C’est aussi ce que je cherche dans les moments de doute ou de manque d’inspiration. Pourquoi fait-on tout cela au fond ? Vous avez trois mois… pour le prochain billet du genre.


Ecrit le : 20/04/2026
Categorie : reflexion
Tags : réflexion,

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