Souvenirs de Gamer - Age of Empires (1997-2026)
Bien que je n’ai jamais été fan de la stratégie temps réel (RTS), il m’est arrivé de succomber au phénomène, notamment avec cette licence à succès.
Oui, j’ai toujours préféré les jeux en tour par tour, esprit wargame oblige, et les vrais jeux dits 4X, du genre Civilization. Peu après l’arrivée de mon premier PC, Microsoft publie ce jeu d’Ensemble Studios. Avec AoE, on se retrouve une fois de plus dans un univers historique, avec une vue en isométrique, à gérer une “civilisation” mais les combats se font en temps réel, contrairement à ses concurrents historiques. En fait il reprend des éléments vus déjà dans des jeux dits de Stratégie temps réel, comme Dune II ou Warcraft, à coté desquels j’étais passé. En fait, le timing avait fait que je n’avais aucune machine à l’époque des Command & Conquer et c’est donc avec ce jeu que j’ai mis le pied dans ce genre vidéoludique.
Le premier opus
Oh, il faut avouer que ce n’était sans doute pas le meilleur du genre mais son aspect pseudo historique et la richesse des choix, de même que sa très jolie réalisation, ont fait de lui un gros hit de l’époque. La vue en pseudo 3D (de la 2D en fait), garde quand même des fonds de vue isométrique mais permet de zoomer et dézoomer. J’ai passé des heures et des heures à développer tantôt des Grecs, des Perses ou des Yamato. Oui, seulement 12 civilisations mais 4 grandes catégories, des décors et des architectures qui vont avec et donc des subtilités dans le développement de la civilisation à comprendre. Comme dans les 4X, il faut faire des choix économiques et technologiques qui donnent accès à de nouvelles unités ou de nouvelles fortifications ou construction. Mais le coeur du jeu reste le combat en temps réel avec une relative autonomie des unités que l’on “produit”. Le mode campagne permet d’avoir des missions et des niveaux à passer mais j’ai toujours préféré la liberté des 4X, au fond, qu’on retrouve dans le mode aléatoire. Si en mode solo, on a droit à une pause ou une accélération du temps, c’est évidemment très différent si l’on joue contre un humain. En 1997-98, c’était peu courant de faire des parties de RTS en ligne, donc pas trop de problème pour moi de passer des nuits de combats.

Des combats épiques
Peu après, ils sortent l’opus II, baptisé The Age of Kings et évidemment je rempile pour voir une ère plus moderne du jeu. On a cette fois des Mayas ou Aztèques, des Huns et autres civilisations autour du moyen-age et du début de la renaissance. Au fond, la mécanique ne change pas vraiment et c’est un upgrade. Mais ça fonctionne encore très bien pour moi. Déjà trois ans à y jouer régulièrement. On peut comprendre que je me lasse un peu, d’autant que le jeu en ligne se développe pour les FPS (il était balbutiant dans AoE), avec l’arrivée de l’ADSL. Bref, je ne rempile pas avec le troisième, Age of Mythology qui revient dans l’antiquité mais avec les dieux. Et même quand le III sort en 2005, je suis passé à autre chose. Je réessaierai les versions Nintendo DS sans vraiment retrouver l’esprit des premiers jeux, l’interface étant moins pratique, plus limitée en visuel. Même les extensions des premiers, Rise of Rome et Conquerors ne m’ont pas vraiment passionné. La série est pourtant prolifique en titres et extensions de toutes sortes, pour toutes les époques, sans vraiment révolutionner les choses. Le genre fut alors surchargé. Des concurrents semblaient faire mieux avec l’arrivée d’une 3D encore plus fluide, de plus d’unités à l’écran, de plus de chronologie, de technologie.
Bref, je suis revenu au tour par tout un peu plus tard et je n’ai jamais pu suivre le rythme des parties de RTS en ligne, comme on voit aujourd’hui en compétition. Cela n’empêche pas d’avoir une certaine nostalgie pour cette série, cet ancêtre qui vit encore sur sa réputation malgr les vicissitudes du monde du jeu vidéo. Ils nous ont même ressorti ça sous le nom “Definitive Edition”. Ah le marketing générationnel ! Aujourd’hui la série est scindée entre les opus historiques et les opus mythologiques qui introduisent du fantastique. Ma nostalgie ne m’a pas fait trop rejouer à cela et je me demande si, comme pour les Sim City, je n’ai pas fait un peu trop le tour des choses pour me lancer à nouveau dans une longue partie sur les versions à nouveau disponible. La série était conçue pour être très accessible et j’avais aussi retrouvé cela sur le premier épisode DS avec ses missions didacticiels. Forcément, quand on aime aussi l’histoire, ça parle aussi. Etonnamment, ce jeu m’avais fait laché les Civilization pendant un temps. Et maintenant ça serait plutôt l’inverse.
