Culture - La revue 2026 ep.1
Et voilà le premier trimestre déjà terminé. Reprise de la partie Cinéma et Série, un peu de musique et de jeux vidéos récents. L’année commence bien.
Cinéma - Séries
- Le Prince et le Pauvre de Richard Fleischer (1978) : Je n’avais pas vu ce film de cape et d’épée tardif (ce n’était plus la mode). Celui-ci est plutôt sympathique malgré l’insipide héros (ce n’est pas vraiment lui…) que le vieux routier Fleischer nous a collé. Il fait le boulot avec un scénario pas au top non plus. Un gros casting aussi avec Harrison, Borgnine, Reed, … d’où parvient à émerger Raquel Welch qui n’a pourtant pas beaucoup de dialogues. Un film qu’on oublie mais qui permet de passer un bon moment.
- Manson de Rassat et Bisi (2008-2010) : Une trilogie en BD qui parle de … Charles Manson, le gourou et tueur de “La Famille”, notamment coupable du meurtre de Sharon Tate alors compagne de Roman Polanski. Le premier tome revient plus sur le contexte, la mise en place, qui sont les membres de cette secte vaguement satanique et chrétienne (oui c’est compliqué dans sa tête). C’est surtout la place des drogues qui est mise en avant, n’épargnant pas les victimes non plus. Un peu brouillon dans le tome 2, il manque un peu de bibliographie et de mise en abîme pour que ça prenne vraiment. Manson est au centre de tout mais il manque tout l’aspect séduction et manipulation qui amena des jeunes filles à devenir des monstres assoiffés de violence.
- Jimmy Sommerville, rebelle queer de la pop anglaise) : Un documentaire sur Jimmy Sommerville, star de Bronski Beat, des Communards mais aussi activiste de la cause gay. On oublie un peu trop la situation anglaise (et française) de ses années là et comment la musique a influé sur l’émancipation et la reconnaissance des LGBTQI+…Emouvant de revoir les coulisses de ces moments, ceux qui y participèrent et de réécouter les paroles.
- Avatar: De feu et de cendre de James Cameron (2025) : Mais pourquoi James Cameron fait-il deux fois le même film ? Et pourquoi faire si long ? La réponse est évidemment dans la profusion de combats et d’effets spéciaux qui finissent par lasser. Il y a bien de jolies scènes mais le réalisateur semble radoter la même histoire avec plus de méchants, de nouveaux méchants, le doute chez quelques personnages, des scènes téléphonées. Tout cela aurait pu largement être regroupé avec le deuxième opus dans un film unique et moins long… car finalement la trame scénaristique est bien légère. DISPENSABLE.
- Le Diplôme (2026) : Une des rares série estampillée TF1 qui apporte de la profondeur avec un casting haut de gamme (Célarié, Campan, Lelouche, …). Des adultes qui paseent le bac pour différentes raisons dans leur vie. Des parcours voulus représentatifs et forcément intéressants pour le spectateur…prison, drogue, violence conjugale, isolement, réfugiés, ce sont les quelques thèmes abordés dans 6 épisodes qui se répartissent chronologiquement dans l’année scolaire. Tout ça est tourné dans un lycée parisien (Buffon) qui n’est évidemment pas le vrai accueillant ces “auditeurs”. Le but n’est pas documentaire par rapport à l’enseignement mais pour saluer plutôt le courage de tous ceux qui prennent les cours du soir, leurs familles et ceux qui adaptent aussi leur enseignement à ces parcours compliqués. Avec quelques cliffhanger, ça passe très bien et il n’y a pas trop de clichés pour autant. Une franche réussite parmi toutes les séries françaises et étrangères qui sortent sans arrêt.
- Minecraft le film de Jared Hess (2025) : Les jeux vidéos au cinéma, c’est toujours compliqué. Là, le parti est le second degré et le gros délire…pour un film Sandbox. Jason Momoa s’autoparodie, Jack Black est en roule libre, le Hard Rock des 80s est à donf et le casting fonctionne plutôt bien. On oubliera le scénario alambiqué, mais les décors sont bien dans l’esprit du jeu. Un coté roller-coaster comme beaucoup de films Jeunesse mais on ne s’ennuie pas au moins. Le jeu est aussi de trouver quelques allusions glissées par le real et son équipe. MOYEN.
- Zootopia 2 de Jared Bush et Byron Howard : Le retour de notre couple infernal Renard-Lapin dans ce petit monde peuplé d’animaux anthropomorphes. Cette fois il y a une machination avec des serpents au centre de tout ça. Et comme d’habitude il faut aller au delà des apparences dans un film qui va à 100 à l’heure. Pas mal d’allusions à des classiques Disney et à d’autres éléments de la pop-culture. C’est sympa à regarder avec la double lecture qui va bien. Une licence qui commence à se faire une place.
- Yokai, le monde des esprits de Eric Khoo (2024) : Un réalisateur Singapourien, au Japon avec une actrice française (Deneuve) pour une histoire très japonaise. Après le décès d’un homme, son fils suit ses dernières volontés. Il ne sait pas que l’esprit de son père le suit avec celui de son idole, une chanteuse française récemment décédée. Un film qui parle de deuil, de vie après la mort, de croyance, d’alcool…de vie. Très contemplatif, dans un japon plus maritime et provincial. Appaisant et Beau. A VOIR.
- Gourou de Yann Gozlan (2026) : La promesse du film était de traiter des coaches de vie et autres influenceurs. Le résultat est un peu différent mais le film est particulièrement efficace, porté par Pierre Niney dans le rôle titre. Le réalisateur installe bien une tension assez tôt, un peu cousue de fils blancs. Et ce qui devait arriver arrivera au fil du film. C’est plus un thriller psychologique, un peu gâché par une fin, comment dire, … légère. On aime détester ce héros, tout en essayant de le comprendre. Il y a un peu de nos défauts humains là dedans, nos addictions, notre sensibilité excessive au pathos pré-fabriqué. INTÉRESSANT même si INACHEVÉ.
- La Famille Asada de Ryôta Nakano (2020) : A la base, c’est un biopic d’un photographe japonais atypique qui commence par photographier sa famille dans des scènes construites et amusantes. Et puis il développe ce concept avec d’autres familles…Quand soudain le grand Tsunami de 2011 bouleverse sa vie et sa carrière. Deux parties dans un film à la fois drôle et émouvant, tout en subtilité avec une économie de dialogues qui sied bien au caractère japonais. Un bon casting sert cette belle histoire filmé dans ce japon urbain et côtier. Le héros est un provincial parti faire carrière à la ville… et rejoindre son amie d’enfance. Une très jolie découverte diffusée évidemment sur Arte qui rend hommage autant à la famille qu’à une autre manière de voir la vie qui nous entoure, par nos rêves. A VOIR.
- Anaon de Caron, Dartois et Vasseur (2026) : Cette petite série en une saison nous emmène dans le fantastique, voir l’horifique. Il y a un coté très “Stranger Things” dans la construction et les jeunes héros. Un “monstre” sévit dans un petit village breton et seule la fille de l’enquéteur de la gendarmerie semble avoir le pouvoir de le combattre. Elle vient de perdre sa mère dans un étrange incendie, et sa grand mère a des visions prémonitoires. On évite assez souvent le ridicule des effets spéciaux et le monstre est volontairement masqué de manière un peu caricatural. On veut nous faire hésiter entre rationel et fantastique. La série ne tire pas trop en longueur pour garder en intensité mais le public semble plutôt jeunes adultes voir plus jeunes. Le jeu des acteurs est un peu trop inégal aussi, jusqu’à la caricature (le prof…). Cela donne une série moyenne mais REGARDABLE.
- Gran Turismo de Neil Blomkamp (2023) : Bien qu’étant fan de cette série de jeux, je me suis copieusement ennuyé pendant le film. Une mise en place longue et bien clichée, une histoire peu intéressante puisqu’on se doute un peu de la fin de ce pseudo-biopic…OK, il y a de jolies vues de voitures de rêve, des effets spéciaux dans tous les sens. Mais est-ce que ça vaut 2H10 de film? Je préférais Blomkamp avec des robots. CHIANT.
- LOL 2.0 de Lisa Azuelos (2026) : Si LOL poursuivait opportunément les films La Boum sans le dire avec une Sophie Marceau au centre de l’histoire, cette fois c’est sa plus jeune fille du film, celle de la réalisatrice, qui est la véritable héroïne ainsi que sa génération. Déjà les films La Boum étaient dans un milieu bien bourgeois et là on s’enfonce un peu plus dans une bourgeoisie bohème insouciante à en devenir parfois énervante. Les ressorts ne sont alors pas si éloignées des modèles des années 80 avec les différentes romances qui se croisent. Sophie Marceau sauve le film sans en faire beaucoup et même Vincent Elbaz reste sobre dans son rôle éternel de beau gosse. Cela me touche peut-être moins que les autres mais cela reste un bon moment si on est amateur de CE GENRE.
- Vie Privée de Rebecca Zlotowski (2025) : Etonnant casting qui réunit Jodie Foster et Daniel Auteuil dans un environnement parisien bourgeois. Une psychiatre voit une de ses patientes décéder. Elle apprend que c’est un suicide que rien ne laissait présager. Mais elle seule connaît un secret de famille. Un drame pyschologique qui évolue en thriller et ne tire pas trop en longueur. Evidemment Jodie Foster assure en français tout en assumant une double nationalité dans le film. La mise en scène aurait pu être plus oppressante chez cette psy plongée aussi dans le doute sur son métier. AGREABLE.
- T’as pas Changé de et avec Jérome Commandeur (2025) : Encore un ratage pour l’acteur-réalisateur et ce n’est pas un problème de casting, excellent avec Damiens, Lafitte, Vanessa Paradis, … Cette retrouvaille d’amis 30 ans plus tard promettait beaucoup mais la mise en scène et les gags s’écrasent trop vite. Problème de rythme, d’écriture, de mise en scène. Tout n’est pas à jeter mais rien n’a changé dans les problèmes déjà relevé dans son précédent film. DECEVANT.
BD - Livres
- The Video Games Guide: 1,000+ Arcade, Console and Computer Games, 1962-2012 de Matt Fox : Il fut un temps où l’on éditait des anthologies ou guides pour un tas de trucs…Dont les jeux vidéo. Celui-ci est en anglais, fait par un passionné anglais qui parle de ses expériences de jeu jusqu’en 2012 donc dans cette édition. On voit qu’il a eu un ZX Spectrum étant jeune, qu’il a fréquenté les salles d’arcade etc… Sans doute un peu plus agé que moi mais avec forcément des goûts qui lui sont propres. Donc comme toujours il y a des notes ou des choix discutables, des oublis, des surprises. Mais pour un art visuel comme le jeu vidéo, ça manque d’images pour être complet. Avec autant d’entrée, il aurait fallu plus de moyens. Intéressant tout de même.
- Rani de Van Hamme, Alcante et Valles (2009-2020) : Une BD qui mélange un peu le Comte de Monte-Cristo avec le sempiternel “héroïne belle et rebelle”. Trahie par son frère à la mort de son père, la belle Jolane se retrouve embarquée dans des aventures et rebondissements qui la mènent à l’autre bout du monde dans le 18ème siècle. Esclave, prostituée, confidente, courtisane, guerrière, … j’en passe mais on ne s’ennuie pas malgré les gros clichés, les scènes dénudées (curieusement pas chez les mecs…), et autres poncifs du genre. De la BD d’aventure quoi, avec un Van Hamme qui use de tous ses artifices pendant les 8 tomes.
- Ciel en Ruine de Pinard et Dauger (2007-2012) : Cette série de BD en 6 tomes montre la fin du 3ème Reich en se plaçant du coté des aviateurs allemands qui pilotaient le mythiue Me262, l’un des premiers chasseurs à réaction. Dans les faits, l’avion était caractériel, manquait de matérieux de qualité et surtout de pilotes correctement formés. La plupart étaient débutants et se crashaient parfois lors d’une formation baclée. On parle de l’opération Walkyrie visant à tuer Hitler mais l’auteur a cru bon de rajouter un élément fantastique à l’histoire du héros ui cherche sa voie : Suivre les fous du nazisme ou trahir ? ou simplement survivre en attendant que la guerre se termine ? On s’y perd alors un peu dans ce récit tentaculaire qui se prolonge un peu trop. Les dessins sont très réalistes et dynamiques lors des combats. On reste quasiment toujours du point de vue allemand ce qui reste rare mais parfois malaisant dans le sens où l’on a l’impression qu’il n’y a quasiment plus de nazis. Pas non plus la moindre allusion aux camps d’extermination des juifs mais quelques prisonniers en travaux forcés. le fan d’aviation est contenté, celui d’histoire un peu moins.
- Les chats d’Ulthar de HP. Lovecraft (1920) : Une courte nouvelle du maître de Providence qui était aussi une de ses préférées. Mettez un village où des chats disparaissent quand ils rodent près de la maison d’un vieux couple. Amenez y de mystèrieux étrangers qui arrivent avec un enfant jouant avec son chaton….et je n’en dirais pas plus. La tension et l’atmosphère est rapidement installée et si on se doute un peu de la fin, c’est si bien amené que l’on se demande ce qu’il peut y avoir encore derrière tout cela. UN CLASSIQUE qui en plus a été récemment adapté en … Manga.
- The Way Home de Morohoshi Daijiro (2024) : Transition toute trouvée pour ce court récit en manga d’un maître du fantastique. Une maison mystérieuse sur une route et une ombre sur un mur qui semble humaine. Seulement 6 pages suffisent pour nous effrayer et regarder nos ombres partout. Un dessin précis, fin et cela suffit pour … donner envie de lire d’autres récits du même auteur qui en a des recueils.
- Les Morsures de l’ombre de Karine Giebel (2007) : Un bon thriller aussi efficace en roman que dans son adaptation BD. Un policier se réveille enfermé par une rousse incidiaire. Elle dit qu’il est coupable du meurtre de sa petite soeur mais lui se dit innocent. Une inspectrice mène l’enquête avec un nouveau coéquipier. Et s’il fallait aller au delà des apparences. Je n’ai senti le coup venir qu’en toute fin de lecture. Ca rappelle Misery au départ mais ça s’en éloigne rapidement. Bien construit et écrit, la version graphique est aussi intéressante par son visuel. A LIRE.
- 8,2 secondes de Maxime Chattam (2025) : C’est le dernier page-turner de l’auteur et avec ses problèmes personnels, on peut dire que ça déteint un peu sur l’histoire. Le thème serait plutôt le secret et le mensonge…hum. Il y a une sorte de catharsis dans ce récit qui a du mal à démarrer et reste un peu court par rapport à la moyenne de l’auteur. Deux histoires en parallèle reliées par un twist final, une recette classique. Un peu d’horreur et de fantastique, une enquête en fil rouge à la fin baclée et un livre qui ne contentera pas les fans mais semble ouvrir à un autre public. MOYEN.
- Michel Vaillant - Légendes 4 - La Course du Siècle (2025) : Une nouvelle série sans Jean Graton qui tente d’installer Vaillante dans les évènements historiques de l’automobile. Ici c’est Le Mans 1967, après le triplé Ford de 1966 et la sortie de la 330 P4 Ferrari pour se venger. Sympa de revoir ces véhicules mythique et la Vaillante sport proto de cette époque mais le scénario manque de relief. Michel Vaillant et Steve Warson sont un peu transparents. On est loin des premiers albums… mais c’est un peu mieux que les derniers tout de même. MOYEN.
- Altermonde de Bozino et Antiga (2026) : On pourrait appeler ça de l’anticipation apocalyptique puisque cette adaptation BD imagine notre terre en 2112 après moults transformations climatiques, migrations, cataclysmes…Et pendant des bouleversements qui retournent un peu le monde et ses migrations. J’avais fait un billet il y a 10 ans en nous imaginant migrants, il en est de même ici. Ca fonctionne pas mal mais je reste un peu sur ma faim pour cet album d’une centaine de pages. Alias a traité plus en détail de cela. INCOMPLET.
- Zéropédia de Fabcaro et Julien Solé (2018) : Une BD encyclopédie humoristique. Comme dans un wikipedia, les thèmes sont très varés et il y a d’ailleurs d’autres tome. Le truc c’est d’expliquer la définition de manière humoristique et/ou absurde. Cela fonctionne plus ou moins bien. Ce n’est pas forcément une question de références, car forcément les anachronismes sont un peu datés, mais juste un humour qui n’ose parfois pas assez. Les choix de mots vont de l’étonnant au banal. TIEDE.
- Horizons Obliques de Richard Blake (2024) : Curieux récit de SF qui nous emmène dans des sortes de petits univers parallèles, reliés par des “portes”. Au milieu de tout ça, il y a des humains, des robots humanoïdes ou non, et une petite fille qui cherche ses parents “cartographes” de ce monde. Si graphiquement c’est magnifique avec un vrai style, notamment sur les grandes planches, l’histoire reste confuse, pour ne pas dire déjà vue. DOMMAGE.
- Sauvages de Lachenal, Lecigne et Pietrobon (2025) : Une intrigue familiale sur fond de parc animalier, de transfert/trafic d’animaux, etc. Un dessin bien classique, une impression de saga de l’été à la TV mais on se laisse prendre dans l’histoire pour dénouer ce noeud d’intrigues. AGREABLE mais OUBLIABLE.
- Moody Rouge d’Ariane Astier (2025) : Une sorte de Manga français au graphisme un brin répétitif malgré de jolis décors. L’histoire est confuse chronologiquement alors qu’elle aborde les tourments de l’adolescence, la recherche de ses origines, les doutes sur son genre, etc…Trop d’histoires tue l’histoire et le fait de ne pas savoir faire vieillir physiquement les personnages gène aussi la lisibilité. DOMMAGE.
- Le Chasseur Déprime de Moebius (2007) : Un des derniers Moebius dans sa veine onirique suite au Garagé Hermétique. Je ne vais pas dire que je n’ai rien compris mais pas loin. Le dessin est évidemment très riche, typique de Jean Giraud et on y retrouve pas mal de ses obsessions. Mais je suis complètement passé à COTE.
- Triage X de Shouji Sato (2009) : Je me suis arrêté au tome 1 pour ce Manga d’action d’un ancien auteur de Hentai, apparemment. Ca veut dire héroïne sexy et bien dotées par la nature, quelques mecs dénudés mais pas trop pour un dessin très dynamique et de grande qualité et une histoire pas inintéressante : Une organisation décide de faire justice en donnant des “triages noirs” comme dans un hôpital à ceux qui pourissent la société…hum. Juste que le style me lasse autant que cette idée de départ. SEXISTE malgré les héroïnes féminines.
- Pierre de Coubertin, entre ombre et lumière de Xavier Bétaucourt (2024) : Opportunément sorti en 2024 pour les J.O., je m’étais dit que je le lirais un jour, même si je connais un peu la teneur du propos. Le créateur des J.O. était un conservateur mysogine et dictatorial…Le récit se fait entre deux journalistes présents aux J.O. de Berlin en 1936. L’auteur n’utilise pas assez cela, je trouve, même s’il souligne l’admiration de De Coubertin pour le dictateur dans ses idées de “renouvellement” et d’hygienisme. Un conservateur qui pourtant était face à d’autres conservatismes sur l’émancipation par le sport…Personnage complexe qu’on ne fait qu’esquisser ici. Après tout, pourquoi pas. Pour l’HISTOIRE.
Musiques et Sons
- La Terre au Carré - Daniel Pauly : Un podcast consacré au pas assez célèbre océanographe et Halieute. Rien que sa vie pourrait faire un film mais il y a surtout la cause des ressources en poisson et de la destruction des océans. Il dit avoir fait “ce qu’il a pu” mais que “ce n’est pas assez”. INDISPENSABLE quand on voit ce que deviennent les ports français mais aussi les autres dans le monde.
- Megadeth ‘26 : A priori, c’est le dernier album de ce groupe fondateur du Thrash, puisqu’annoncé par Dave Mustaine. Je ne m’attendais pas à une révolution, ni à un chef d’oeuvre. C’est juste un peu étrange avec parfois le sentiment d’un retour aux sources, de l’autre un manque d’inspiration et au milieu des titres qui partent un peu dans tous les sens. OK, ça s’écoute bien et je n’ai jamais eu de problème avec la voix de Mustaine. Mais bon, on l’oublie un peu vite, contrairement au groupe, heureusement.
Jeux
- Tap Ninja sur Linux (2022) : Un jeu d’action hyper simpliste qui évolue un peu à la manière de Vampire Survivors. On se contente au début de taper répétitivement sur des ennemis de ce ninja, puis avec l’argent on achète des options pour gagner plus et améliorer son village. Car derrière on débloque aussi de quoi aménager un village et développer un mode “stratégie” dans le jeu. Et le jeu d’action change de décor, demande à tirer sur des ennemis volants, etc…jusqu’à ce qu’il y est des centaines de samourais…bref, vous connaissez la suite. Mais la progression est plus lente que dans son modèle et c’est en 2D en vue de coté, comme un jeu de plateforme. REPETITIF.
- Old School Rally sur Windows, Switch, PS4 (2025) : Si l’idée de départ du jeu est de rendre hommage aux jeux de rallye mythiques du genre Colin McRae Rally, Sega Rally, encore faudrait-il être à la hauteur de ces légendes. Graphiquement, c’est à peine au niveau d’une Playstation première du nom. Physiquement, cela tient plus de la savonette que de la simulation. Et même si on veut comparer à du Rallye Arcade, c’est raté car même à basse vitesse, la voiture chasse de l’arrière au freinage, un comble pour des 4 roues motrices. Bref, c’est COMPLETEMENT RATE.
- Pardon my French Toast sur Switch (2025) : Un jeu de plateforme 3D à la Mario 64 dans un environnement coloré avec des bonbons et autres sucreries. Si je trouve les commandes pas forcément logiques sur la Switch, l’ensemble est sympa à jouer, même si on ne peut pas trop jouer de la caméra comme on veut. Comme on peut le deviner, c’est l’oeuvre d’un studio français et ça a fait moins la une que d’autres oeuvres cocorico. Normal, pour ce qui reste un jeu de plateforme classique. Mais C’est BIEN REALISE.
- Planet of Lana II sur Switch (2026) : C’est sur la démo que j’ai joué à cette suite de … Planet of Lana. On est sur du Puzzle Platformer avec un magnifique dessin à l’ancienne, fait de polygones et de scrolling différentiels. L’environnement est poétique et inquiétant parfois, mais beaucoup moins qu’un Limbo, par exemple ;-). Cette suite est dans la lignée du premier avec toujours plus d’environnement, des astuces à trouver pour progresser, des fausses pistes et… le petit animal à gérer pour passer les niveaux. N’oubliez pas de le caresser pour le féliciter ! CAPTIVANT.
- Saira sur Linux (2010) : Encore un puzzle-platformer qui date un peu et dont la mécanique ne m’a pas plus emballé que cela. On se retrouve avec des obstacles et des sortes de mini-puzzle à résoudre. L’animation et les décors sont inégaux et forcément, il y a des puzzle plus ou moins réussis, voire des mini-jeux d’action-puzzle. Il manque aussi une ambiance pour vraiment rentrer dans le truc d’autant que l’interface est (volontairement?) rétro. MOYEN
- Limbo sur Linux (2011) : Allez savoir ce qui a pu me pousser à rejouer à ce jeu ( ;-) ) mais cette fois sur mon ordinateur au clavier. C’était plus là le challenge car je le connais depuis sa sortie sur Xbox 360 et autres. Un jeu de plateforme où il faut jouer avec la physique pour déjouer les obstacles comme des puzzles. On a des surprises dans une ambiance noire dans tous les sens du terme. Stressant, énervant mais jamais répétitif, le jeu n’a pas trop vieilli et reste très jouable au clavier vues le peu de touches à utiliser (flèches et ctrl). UN CLASSIQUE.
- Dadish 4 sur Android (2025) : Dernière version de cette série de jeux de plateforme mettant en scène des … radis. Disponible sur toutes les plateformes, ces jeux s’inspirent des classiques du genre dans un environnement très coloré à l’humour très… végétal. Les niveaux sont courts, à la fois jeu d’adresse, de logique et de synchronisation. On est donc entre le puzzle et l’exploration. Dire que ça se renouvelle chaque année serait un grand mot, puisqu’il y a un épisode depuis 2020. On attend donc le 5 pour fin 2026, le créateur ayant finalement gardé la 2D.