Culture - La revue 2026 ep.3
C’est le trimestre des vacances, des réorientations… Finalement la vie m’a poussé à nouveau vers la lecture.
Cinéma - Séries
- Les Trois Mousquetaires… de Martin Bourboulon (2023) : On va dire, qu’après Eiffel, je m’obsitne ave Bourboulon. Il y a un peu de mieux ici mais pas mal de n’importe quoi dans cette adaptation de Dumas voulue actualisée. Le parti pris stylistique de la colorimétrie et de faire sombre et ocre, je n’adhère pas. Mais bon, ça colle à certaines séries Netflix..Le casting, ça passe. L’histoire garde la trame originelle mais part un peu dans tous les sens. Les décors sont à peu près cohérents. Les combats sont inégaux mais ça reste un divertissement au niveau de certaines productions US ce qui semblait l’objectif.
- Mina, mission rebelle de Tsisilin (2024) : Une production anglaise pour ce dessin animé qui pompe allègrement les recettes Disney Pixar, jusqu’à ne trouver aucune originalité dans le dessin des héros. Une histoire de princesse enlevée par un méchant sorcier, un prince charmant beau gosse et maladroit, un ours qui parle, et hop nous voilà parti pour une aventure qui se laisse regarder, une technique qui suit assez bien mais pourquoi être si mièvre et tiède pour tout ? BANAL
- Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli (2026) : J’ai essayé de partir sans à priori sur cette fresque historique de 3h20 qui suit le parcours de Jean Luchaire et de sa fille, accessoirement collabos durant le gouvernement Pétain. Oui ça sent le souffre mais le sujet promet(tait) d’être intéressant. Sauf que d’entrée, le scénario zappe la réalité de la dérive de Luchaire qui était déjà sensible avant l’occupation où ses anciens amis socialistes ou la LICA (ancêtre de la LICRA) le quitèrent..Soit, après tout La Liste de Schindler n’était pas conforme à la réalité mais au moins ne la transformait-il pas totalement. Le choix de l’actrice principale, qui joue bien par ailleurs, a curieusement quelques accents russes parfois. Dujardin joue bien Luchaire et son double jeu, son attirance pour sa fille, son amour du luxe etc…Mais pourquoi faire un film de 3h, pouvant laisser une large place pour traiter la bascule chez Luchaire et son ami allemand Abetz (dès 33), pour zapper complètement le principal intérêt du scénario. Je conçois bien le parallèle entre la tuberculose et la haine des juifs qui ronge peu à peu nos héros…mais c’est traité trop facilement. Après Luchaire est un mondain arriviste mais il ne fallait pas 3h pour le dire, pour montrer ses manipulations, sa luxure… Sinon, techniquement la réalisation est bonne, le jeu au niveau, les décors et lumières magnifiques mais Giannoli tape complètement à coté pour moi…Mais si on ne connaît pas la réalité, on tombera dans le panneau parce que justement c’est bien réalisé. Est-ce volontaire ou à dessein qu’il entretient cette confusion. Si on ne s’intéresse pas à la réalité, on peut comprendre que la collaboration n’était qu’une histoire de profiteurs, de gens sans idées, d’autant qu’on ne voit pas la guerre ou la déportation. Autre possibilité, une critique des arrivistes sans idéologie aujourd’hui au pouvoir qui pavent le chemin de l’extrème droite. RATAGE ou MALADRESSE?
- Disclosure Day de Steven Spielberg (2026) : C’était une des grosses sorties de l’année et on a toujours des attentes vis à vis de ce bon vieux Steven…Malgré les ratages de quelques uns de ses derniers films. Ici ça parle de secret autour des extra-terrestres et forcément ça vient après deux de ses chefs d’oeuvres : Rencontre du 3ème type et ET… Autant dire tout de suite que ça n’est pas lié aux deux autres films et que si ce n’était pas estampillé Spielberg, ça passerait pour une banale production à gros budget. On nous perd un peu sur des détails (le fameux “Device”…), avec un anti-héros et une héroïne potentielle. On a un méchant énigmatique (Colin Firth !) et un mystère levé trop tôt. On bascule assez vite dans une poursuite avec des scènes de cascades et Spielberg use un peu trop des drones. Et tout ça pour une fin qui ne pouvait être autrement, laissant le spectateur frustré. Pas un mauvais film mais juste dans la moyenne, ce qui est peu pour Spielberg.
- Cocorico 2 de Julien Hervé (2026) : J’avais trouvé le premier opus assez sympa malgré les clichés sur le chauvinisme et le duo Clavier/Bourdon qui va parfois dans la facilité. Celui là est un peu en dessous en voulant en rajouter sur les clichés et avec un Clavier qui joue deux personnages dont un très mal. Le duo est un peu en roue libre parce que ça mise sur l’habituelle opposition clown blanc/auguste. La fin est un peu baclée et ça donne une comédie passable.
- Compostelle de Yann Samuell (2026) : Une prof qui craque part en pélerinage forcé pour accompagner un jeune qui doit canaliser sa violence. On voit là aussi la grosse ficelle du budy movie à bon sentiment. Mais avec l’énergie d’Alexandra Lamy, ça donne un film sympathique avec surtout les beaux paysages de cette “randonnée”/pélerinage mythique, de France en Espagne. Au passage, ça essaie de poser le débat de l’incarcération et de la réinsertion des jeunes délinquants. Pas sûr que cela suffise à convaincre les plus droitiers de nos décideurs à essayer cette formule, malgré une happy end forcée.
- The Bee Gees: How Can You Mend a Broken Heart (2020) : Voilà un magnifique film documentaire sur le groupe anglo-australien. On revient à la fois sur la génèse du groupe mais surtout sur les transformations et come-back incroyables. Des interviews des créateurs de ces hits intemporels, des coulisses et techniques utilisées. La musique était encore un bricolage de passionnés avec une âme. Et puis il y a l’histoire du frangin Andy, … Bref, c’est passionnant et ça remet les pendules à l’heure sur ce groupe qu’on a tendance à laisser dans sa période disco en oubliant les extraordinaires mélodistes qu’ils étaient, en plus de ces génies des harmonies. A VOIR.
- Toy Sory 5 de Stanton et Harris (2026) : Je n’en attendais pas forcément grand chose, redoutant que ça soit l’épisode de trop…et non ! Heureuse surprise avec un épisode qui va parler dépendances aux écrans, à la technologie, Intelligence artificielle et réseaux sociaux. Signe des temps. C’est toujours aussi bien fait techniquement, avec des clins d’oeils à des films Disney et à … Small Soldiers de Joe Dante, je trouve. Pixar maîtrise heureusement toujours autant la double lecture pour enfants et adultes. Ainsi l’enfant sera toujours fasciné par les jouets, notamment Jessie qui prend le lead avec Pile-Poil. Woody et Buzz sont un peu au second rang et ce n’est pas grave. Il y a ce qu’il faut de scènes d’action, des rebondissements et des surprises. On rit, mais on pleure aussi avec la petite Bonnie. Il y aurait beaucoup à en dire, de ce film mais ça dévoilerait un peu trop de l’intrigue donc pas d’article complet. Mais il est au niveau de ses prédécesseurs, chacun des opus ayant leur charme. CLASSIQUE !
BD - Livres
- La Revue Dessinée N°52 : Encore un très bon numéro avec notamment un bon dossier sur les petits métiers derrière l’IA, l’exploitation de travailleurs à très bas prix. On parle aussi des projets d’enfouissement du CO2, des chiffres du chômage, et même de Jurassic Park. INDISPENSABLE évidemment…
- L’Occupation des sols de Echenoz et Delisle (2026) : J’aime beaucoup Guy Delisle mais cette fois il n’est pas l’auteur. Et c’est peut être là l’erreur de partir sur un récit trop simple, manquant d’une conclusion. L’histoire laisse un peu de mystère au début et puis on comprend vite où cela nous mène…sans réellement nous y amener. MOYEN.
- La semaine où je ne suis pas morte de Zabus et Del Giudice (2025) : Juliette est une adolescente qui se cherche. Mal à l’aise avec les autres, timide et isolée, elle subit les moqueries jusqu’à ce qu’elle rencontre un garçon qui la dessine. Un parcours initiatique d’adolescente vu en l’espace d’une semaine. Poétique, touchant, avec un dessin qui colle très bien au récit. J’ai apprécié aussi l’évolution de la relation avec la mère, même si parfois j’ai ressenti des manques. A DECOUVRIR.
- Paco les Mains rouges de Vehlman et Sagot (2021) : Dans ce volume réunissant les deux tomes parus, nous partons suivre les “aventures” de Paco, un bagnard de Cayenne et autres bagnes de Guyanne. C’est donc un récit se voulant historique et parlant de cette colonisation de la Guyanne, de la justice de la fin du 19ème jusqu’au début du 20ème siècle, des conditions de vie ou plutôt de survie pour des hommes qui parfois étaient là pour des délits assez mineurs, tout en cotoyant des auteurs de crimes de sang. Un dessin assez simple en apparence mais qui suffit à rendre l’ambiance, à ressentir la tension, sans vraiment savoir où cela nous mène. INSTRUCTIF.
- Putain de Nelly Arcan (2001) : Je ne suis pas très fan des oeuvres d’auto-fiction et je n’aurais sans doute pas du lire la biographie de l’autrice. Alors je n’en parlerai pas ici, juste de cette oeuvre souvent citée par les féministes. En effet, l’autrice se met à la place d’une jeune femme qui se prostitue tout en faisant des études. Le récit est brut, cru mais aussi très introspectif. Elle parle de la relation avec ses parents, mais c’est surtout la position des femmes dans la société, le fait qu’elles soient ramenées constamment à leur physique, à la beauté, etc…C’est très pertinent mais on peut trouver ça hardu à lire dans ce style sans trop de ponctuations, fait de digressions, de répétitions, comme si c’étaient des morceaux de textes écrits à différentes périodes. Je trouve un coté beat generation par cela, le thème étant bien différent pourtant. Une oeuvre marquante dans tous les sens du terme.
- Ciel de nuit, blessé par balles d’Ocean Vuong (2016) : Je traîte rarement de recueil de poésie, alors que je pratique moi même…Souvent parce que je trouve cela inégal, ou parce qu’il faut entrer dans un univers qui peut parfois nous passer à coté. Ici, nous sommes aussi dans l’introspection, sur la relation avec le père, la famille au Vietnam, une enfance oubliée, mais aussi sur l’homosexualité, les relations amoureuses, la violence de la société. Inégal donc mais touchant, fragile, violent même. L’auteur a d’autres oeuvres plus accessibles.
- Elise et les nouveaux partisans de Grange et Tardi (2021) : Derrière ce titre, il s’agit de l’autobiographie de Dominique Grange, dessinée par son compagnon Jacques Tardi. On retrouve le style Tardi dans un scénario qui fait quelques sauts temporels entre la jeunesse de chanteuse, le début du militantisme avec Mai 68 et l’engagement plus clandestin dans la Gauche Prolétarienne et les mouvements Maoistes. C’est donc un tableau militant de cette période 60-80 avec les exactions policières, les actions militantes, les assassinats d’activistes, etc…On parle de Charonne et de guerre d’Algérie, et un peu de Palestine, ce qui fit que l’ouvrage a été censuré en Allemagne. HISTORIQUE.
- La Trilogie du Mal de Chattam et Montheillet (2018) : C’est une adaptation en BD d’un ouvrage de Maxime Chattam et je dois dire que ça fonctionne pas mal. Le style reste classique et âmes sensibles s’abstenir. Moults cadavres et tortures dans cette enquête d’un jeune inspecteur profileur aux USA. Des rebondissements et cliffhangers dans les trois tomes réunis. C’est efficace comme un page-turner du romancier.
- Laïyna de Dubois et Haussman (1986) : Une vieille série en deux tomes dont le style graphique peut paraître atypique aujourd’hui…mais typique de cette période. Une héroïne dont les parents sont tués quand elle est bébé et recueillie par des elfes et une sorte de quête pour la survie du peuple des forêts dans un monde qui ressemble à un mélange de préhistoire et de début du moyen-age dans une planète similaire à la terre. De la Fantasy un peu rétro avec son bestiaire et ses êtres. Le texte a son importance dans le style. Une sorte de voyage dans le temps…DATE.
- Planète Lointaine de Li-An (1998) : Lorsqu’un fan de Moebius se lance dans une BD au long cours, ça donnait ça dans les années 90…Et on a donc un récit de SF onirique un peu foutraque dont on peine à percevoir la ligne directrice. Le dessin est proche de celui du maître, mais manque d’homogénéité. Un ouvrage de “jeunesse” pour ce dessinateur qui avait besoin d’un scénariste et d’être guidé, alors. DEMODE.
- Dalida - Face B de Grisseaux et Théraulaz (2023) : Je m’étais dit qu’avec un duo féminin aux commandes, il y aurait une vision un peu différente pour cette biographie en BD de la célèbre chanteuse. Mouais, pas trop finalement même si c’est un peu plus centré sur les amours et les failles affectives de la chanteuse. Pour le reste, le dessin est agréable, le déroulement purement chronologique et ça s’adresse à ceux qui veulent se rappeler le parcours de notre diva egypto-italo-française.
- Demon Days de Peach Momoko (2022) : Entre manga et comic book US, cette BD éditée par Marvel en épisodes mélange traditions japonaises et personnages d’inspiration X-Men et autres. Ici nous avons donc des Oni, des Yokais, des Ronins féminins, etc pour une saga familiale mélan donc la fantasy. C’est bien trouvé, jolîment réalisé et ça mériterait presque un peu plus que ces épisodes réunis ici pour développer les personnages, même si on a un résumé des origines à la fin. FASCINANT.
- L’Etranger de Camus et Ryota Kuramodo (2023) : Quelle drôle d’idée des héritiers de Camus de faire faire cette adaptation en manga…Je ne vais pas juger ici l’oeuvre originale mais l’adaptation et ce qu’il en ressort. Il y a forcément quelques simplifications et on appréciera ou pas le dessin très manga, le fait de ne pas avoir beaucoup de décor non plus pour ne pas ancrer le récit géographiquement. Cela aurait pourtant son importance…Quoique on peut prendre un peu ce que l’on veut de ce récit de Camus. Au final, je trouve que ça fonctionne mais je comprends les déçus chez ceux qui ont une certaine approche de l’oeuvre. CLIVANT.
- La Machine à Influencer de Gladstone et Neufeld (2011) : Malgré l’age de l’ouvrage, j’avais de grandes attentes sur cette BD qui essayer de comprendre l’évolution du journalisme et des technologies de l’information. Le problème est que s’il y a une approche chronologique, si c’est très documenté, cela part un peu trop dans tous les sens avec des théories qui se contredisent tout en ayant une conclusion assez simpliste vis à vis du reste. Ce qui fait qu’on reste sur sa faim. Le dessin reste moderne à la palette graphique tout en étant oubliable. Restent de bons passages NOYES dans la masse.
- Olympus Mons de Bec et Raffaelle (2017-2025) : Réunis en trois volumes, cette série de science-fiction de 9 volumes peut se lire justement en trois tryptiques. Le dernier volume offre plutôt une histoire nouvelle et une véritable conclusion. L’histoire est par rapport à une civilisation extra-terrestre qui serait venue sur terre. en 2026(!) on découvre sa trace en mer en Arctique mais on parle aussi du Mont Arrarat et de l’arche de noé, pendant qu’une mission russe a été envoyée sur Mars et en découvre aussi des traces. Dans le tome 1, il y a la mise en place de ces histoires parallèles et de leurs protagonistes. Puis ces extra-terrestres se “réveillent” et l’affaire prend une toute autre tournure. Si l’éditeur Soleil a l’habitude de faire durer un peu trop longtemps ses séries, cela reste raisonnable ici par rapport à la complexité. Le dessin est classique et réaliste même si on tombe assez vite dans le cliché pour le physique des héros. Une bonne histoire de Christophe Bec qui a quand même du mal à la terminer et pioche dans les mythes pour enrichir son récit.
- Yolo d’Aymeric Lompret et Allan Barte (2026) : Amateurs d’humour absurde, bienvenu dans le monde d’Aymeric Lompret. Cette BD est l’adaptation de son dernier spectacle Yolo où il incarne un sans abri à la recherche de son chien Antoine. J’étais sceptique sur la scénarisation BD d’un spectacle solo mais ça fonctionne tout de suite. On retrouve les gimmicks de l’humoriste qui passe du coq à l’ane dans des digressions qui n’appartiennent qu’à lui. On se tord de rire dans ces situations et s’il y a un petit creux en deuxième partie, ça passe un peu mieux sur une BD de 50 pages.
- Polka N°68 : J’avais déjà parlé de ce magazine de la photo qui a eu du mal à trouver un second souffle. Il est maintenant trimestriel et a retrouvé de belles signatures comme pour ce numéro où l’on redécouvre Catherine Leroy qui parlait de syndrome post traumatique après le Vietnam, Edouard Elias qui retrouve la Syrie où il fut otage ou encore les images polaroid retravaillées de Thomas Delhomme.
- Le Tombeau de la Comète de Rigaud et Portela Vidal (2026) : Une comète a changé profondément la vie sur cette terre. Les hommes ne sont plus là, les femmes ont pris les commandes, certaines ayant des pouvoirs pour diriger de gigantesques armures qui protègent les communautés contre les “monstres”, ces animaux gigantesques qui peuplent maintenant la planète. C’est un récit onirique et fantastique avec la quête du cratère de la comète et ces trois femmes et le petit-fils de l’une d’elle. Un dessin à quatre mains qui me laisse dubitatif. J’aime beaucoup ce qu’a fait Elodie Portela David, mais un peu moins Quentin Rigaud en surimpression. L’histoire a des accents de fable écologique sans aller vraiment au fond du sujet. INCOMPLET.
- StarNaze de Ced et Christo : C’est une BD parodique autour de Star Wars et c’est désopilant…surtout si on a les références, évidemment. Mais je pense que ça fonctionne aussi si on déteste l’univers de Star Wars, vu que ça met aussi en lumière les contradictions et stupidités de certaines scènes. C’est sous forme de petites histoires en 4 cases, le plus souvent mais parfois ça s’étend sur 2 voire 3 pages. CULTE.
Musiques et Sons
- Your Favorite Toy de Foo Fighters (2026): C’est le grand retour du groupe grunge de Seattle, toujours avec Dave Grohl aux commandes. Je n’ai pas été vraiment surpris par le son, fidèle aux précédents opus de l’ex-batteur de Nirvana. C’est homogène, bien produit et le single est sympa. Mais bizarement, je ne rentre pas vraiment dedans, comme cette impression de déjà entendu qui plane. Peut-être aussi parce que le Grunge, c’est passé ? Bref, ça ne défrisera pas les fans qui adhèreront mais ça ne révolutionnera pas la carrière du groupe, dont Grohl a déjà assuré la descendance, d’ailleurs. Un album moyen, dans la lignée des précédents, que vous avez peut-être déjà oublié?
- Sanctuary d’Evanescence (2026) : C’est le retour du groupe d’Amy Lee et on ne peut pas dire qu’il y ait de la surprise. Ils font du Evanescence avec des titres surproduits qui rappellent ceux d’il y a 25 ans déjà. Mais bizarrement, la copie ne vaut pas l’original. Les fans aimeront mais il faut reconnaître qu’en mettre trop coté production n’est pas forcément la solution.
- Crossover de Frederick Sigrist : je n’avais pas parlé d’un autre podcast de Frederick Sigrist (connu notamment pour Blockbuster sur feue France Inter. Il est très centré sur les comics books (Urban Comics oblige…) et on retrouve le ton, les invités de l’époque d’Inter avec un peu plus de longueur, ce qui n’est pas plus mal pour mieux creuser les sujets. Et comme d’habitude, ça donne envie de lire, de voir, etc…
- The Wow! Signal de Muse (2026) : Muse a été au sommet des groupes pop-rock il y a quelques années déjà. Mais y rester est compliqué. Dans cet album, on sent à la fois un virage possible vers des choses plus funky, electro, mais aussi quelques réminiscences des débuts plus rock que pop. Ainsi, le premier single m’avait surpris et j’avais l’impression de plusieurs voies qui cohabitaient ici. Je ne dirais pas que l’album manque d’homogénéité mais ce n’est parfois plus vraiment du Muse. Après tout, j’avais déjà trouvé que ça avait viré trop pop à une époque donc ils ont le droit de se chercher à nouveau. Cela explique aussi que je trouve certains titres plutôt bons et d’autres … innatendus. Le groupe n’a pas splitté, c’est déjà ça.
Jeux
- Ring Rave sur Android (2026) : C’est un jeu d’action de type tapping où il faut taper sur des cercles ou formes concentriques un certain nombre de fois pour les faire disparaître avant qu’elles ne tuent nos petites balles. On peut ralentir la progression en multipliant les balles, en gagnant plus de points par tap, en utilisant de nouvelles options qui apparaissent au fil des niveaux. Si c’est amusant au début, c’est très très REPETITIF et le seul intérêt est dans le levelling pour découvrir toutes les options disponibles. Restent les musiques électroniques que l’on débloque mais ça ne vaut pas ce qu’on faisait dans les années 2000!
- Torus Nine sur Android (2026) : Voilà donc le jeu auquel j’ai participé activement dans le développement puisque c’est un voisin qui en est l’auteur. Un puzzle game évidemment et au principe très simple, alligner 9 pièces dans un carré de 9 par 9. On a essayé de rendre ça addictif, même s’il reste encore des idées à intégrer. Normalement il y a quelques publicités intermédiaires (que je n’ai jamais vu avec mon filtre) parce que l’auteur veut gagner un peu d’argent mais ça ne dérange pas du tout le gameplay. C’est voulu comme très accessible pour le joueur occasionnel tout en ayant du scoring et des trophées à découvrir, plus un défi journalier.
- Birds with Guns sur Pico8 (2021) : Je vais pas mal parler de cette console virtuelle 8 bits qui a des jeux directement jouables via son navigateur sur le site https://www.lexaloffle.com/ ou via retroarch sur différents types de support. J’ai repris la découverte parmi les milliers de jeux disponibles et je suis tombé sur ce run and gun déjanté avec des oiseaux. Vue du dessus, des armes destructrices, des labyrinthes dans des wagons et rien de plus que de l’action. EFFICACE et défoulant.
- 4 Giga Boss Fights sur Pico8 (2019) : Dans un tout autre style, c’est un manic shooter avec des boss gigantesques qui envoient des tonnes de projectiles pour nous détruire. La difficulté est graduelle surtout que le tir est en automatique et qu’il s’agit surtout d’éviter les tirs. SIMPLE mais distrayant.
- Matchy Matchy sur Pico8 (2016) : Alors là on tient un très très bon puzzle game puisque le principe est ultra simple. On se place à l’intersection d’une ligne et d’une colonne contenant deux animaux identiques pour les faire disparaître. Et ainsi de suite jusqu’à faire disparaître tous les animaux de la grille de 7 par 8. Le but est évidemment de passer le niveau vers un autre, puis un autre et il y a aussi un mode time attack. Le but est aussi de faire le plus gros score à chaque fois en faisant des triples ou quadruples appairages. Terriblement Addictif bien que répétitif. Il n’y a hélas que 35 niveaux dans le mode puzzle.
- Crillion sur Pico8 (2022) : J’aurais pu mettre ce jeu dans le retrogaming puisqu’il s’agit d’une version du jeu Commodore 64…Un principe simple : diriger une balle qui rebondit pour détruire des briques mais en évitant les pièges…Simple mais pas tant que ça quand les niveaux deviennent complexe. De quoi redéfinir un peu le casse-brique.
- Bondstones sur Pico8 (2020) : En apparence, ça ressemble à un puzzle-game genre Columns ou Dr Mario. Mais la subtilité vient que l’on peut associer les formes ou les couleurs et qu’il faut en relier 12 pour qu’elles disparaissent. Simple ? Pas vraiment, car on les reçoit par paire ou trio que l’on peut tourner et à chaque niveau ou rajoute une couleur différente. C’est plutôt addictif même si c’est peut être trop complexe pour certains.
- Absolum sur Switch (2025) : Egalement sorti sur PS4/5/Xbox/Steam, ce jeu mèle Beat’em all, RPG-aventure, Roguelike, dans un look neo-retro avec du Cell-Shading etc. On peut y jouer à deux et même en ligne pour progresser dans cette véritable aventure qui va plus loin que le style emblématique des années 90. Le studio français Dotemu a fait un joli travail sur l’ensemble pour un jeu “pas cher” avec pourtant une belle durée de vie. Jeu de l’année dernière pour certains, il renouvelle surtout le genre en agglomérant beaucoup de l’histoire du jeu vidéo. Et si c’était ça l’avenir du jeu ?
- Burnout Paradise Remastered sur Switch (2020) : Une version refaite pour la Switch pour maintenir la vitesse mais qui fonctionne mieux en version portable que sur grand écran. Tout l’ADN de la série est là avec des courses en ville, des destructions et cascades dans une univers citadin où l’on choisit ses courses et l’on débloque de nouvelles voitures. C’est arcade, souvent bourin, surtout avec des caisses US qui tiennent plus du dragster mais c’est fun et c’est tout ce qu’on demande. Le monde ouvert est intéressant pour le choix des directions dans la course, un peu moins quand on passe quelques minutes à aller chercher la prochaine épreuve. Et puis il est un peu trop facile en débloquant rapidement des voitures rapides et non customisables. Un coté très Midtown Madness mélé aux autres jeux du genre pour du fun.
- Presents to the Metal sur WASM-4 (2022) : Encore une console virtuelle que j’ai découvert dans mon activité d’archivage retrogaming. Ici c’est un jeu de plateforme assez anecdotique qui nous fait retrouver des cadeaux de noël dans des plateformes et ça va parfois un peu trop vite. Ca se joue aussi sur le navigateur. Mais il y a bien d’autres petites pépites que je regarderai peut-être un peu plus.
- BlasterBug, Last bug standing sur PC… : Amateurs de Bomberman, DotEmu a pensé à vous avec ce clone survitaminé qui se joue à 4 évidemment….même si l’ordinateur peut faire les autres joueurs. Les terrains évoluent et on a droit à des particularités au choix de chaque insecte au départ. Les options augmentent très vite ce qui donne des parties très courtes avec un tournoi que l’on défini soi-même. C’est coloré, déjanté et s’il n’y avait ma maladresse légendaire, j’y passerai des heures. SYMPA.
Ecrit le : 28/09/2026
Categorie : cinema, bd, litterature, musique