Géopolitiko 8 - Venezuela ou le retour du Big Stick?

La destitution de Maduro au Venezuela suite à une intervention des USA montre comme un retour à des doctrines passées. De Theodore Roosevelt à Reagan ou Bush, qu’est-ce qui inspire aujourd’hui Donald Trump ?

J’avais commencé la rédaction de ce billet avant le “coup d’état” de Trump au Venezuela. Les signes étaient forts et j’avais déjà la ligne directrice de ce texte. Depuis, il y a l’Iran.

Monroe qui ?

Trump cite la doctrine Monroe qui date d’environ 200 ans. Elle prend le nom du président James Monroe, qui la définit durant ses mandats (1817-1825) par rapport aux puissances européennes :

monroe

Il va sans dire que la dernière partie de la doctrine semble avoir été oubliée par Trump et ses sbires, si l’on relit leur dernières déclarations. Cette doctrine fut particulièrement utilisée par Théodore Roosevelt durant ses mandats (1901-1909) et notamment dans ce qu’on appelle le Corollaire Roosevelt, une sorte d’ajout à la doctrine Monroe. C’est ce qui fut aussi la suite de la politique du “Big Stick” ou gros gourdin, une politique étrangère brutale qui justifiait des interventions militaires sur tout le continent américain. Durant cette période, les USA ont agi pour avoir le canal de Panama à leur solde. Cette province autrefois colombienne fut arrachée à la Colombie après le renversement du gouvernement colombien en 1903 dans une période de guerre civile. Une vieille histoire déjà. Mais il y a eu aussi la main mise sur Cuba après la défaite de l’Espagne de 1898. Cette guerre assura justement une zone d’influence aux USA dans les Caraïbes mais aussi jusque dans les Philippines, déjà. Paradoxalement, la guerre civile américaine avait modernisé l’appareil militaire US et la Marine avait été très développée pour escorter aussi les navires commerciaux de par le monde. Ce développement faisait suite aux guerres barbaresques de 1801 à 1815 qui opposèrent la marine US aux “barbaresques” autour de l’Algérie et la Tunisie actuelle. Le Président Jefferson fit bombarder ces états par sa marine, refusant de payer les tributs demandés pour le passage en Méditerranée. L’affaiblissement des barbaresques profita aux Français mais c’est une autre histoire. Durant cette période, les USA firent leurs affaires avec Haïti, Chili, Nicaragua, Porto Rico, Venezuela, République Dominicaine, Colombie, Cuba, Guatemala, Cuba ou Honduras. Certains devinrent des protectorats, d’autres avaient des gouvernements fantoches à la solde des intérêts US. Bien plus tard, cette méthode fut reprise, ainsi que la doctrine Monroe dans la guerre froide non seulement sur le continent US mais dans d’autres continents ce qui aboutit aussi au désastre du Vietnam ou plus récemment de la Somalie. C’est de là que vient cette image des USA “Gendarmes du monde”.

Le Venezuela, c’était comment avant ?

Mais revenons au Venezuela à l’histoire elle aussi tumultueuse. On a trop souvent une position binaire sur ce pays entre angélisme de gauche et opposition radicale de droite sur la période Chaviste puis Maduriste qui était supposée un prolongement. Il faut parler du rôle de Simon Bolivar (1783-1830) dont le nom a été utilisé à bon et mauvais escient. Il libéra des pays sud-américains de l’emprise espagnole et tenta l’aventure d’une grande Colombie (1819) qui comprenait alors le Venezuela. Mais ce rêve ne lui survit pas et le Venezuala s’émancipa par le général José Antonio Páez en 1830…sans atteindre la stabilité puisque suivirent encore 35 ans de guerre civile (200 000 morts) avec déjà des intérêts commerciaux notamment des grandes plantations de café. LHéritage du colinalisme, le Pays reste divisé entre les possédants riches et leur main d’oeuvre, ces inégalités empêchant toute stabilité sur le long terme. La position du Venezuela en fait une plaque tournante du commerce maritime avec l’Amérique du sud. Mais la découverte de gisements pétroliers change la donne au début du 20ème siècle. Si le pays s’enrichit par cela, cela ne se ressent pas dans la population, d’autant que les prix du brut ne dépendent pas du pays. Durant la domination de Juan Vicente Gómez (1908-1931), l’industrie du pétrole se façonna avec les investissement étrangers, dans un régime dictatorial. La loi pétrolière est fortement inspirée par les compagnies US. Une période démocratique exista entre 1948 et 1948….mais fut renversée par un coup d’état en 1948. Le pays est alors le théâtre de la guerre froide entre partis d’inspiration socialistes et soutiens des USA, conservateurs et libéraux et factions communistes révolutionnaires. Le développement de l’industrie se fit pourtant, ainsi qu’une réforme agraire mais le pays s’endetta aussi malgré la manne pétrolière, du fait aussi de gouvernements corrompus. Pourtant on parla déjà de nationalisation de l’industrie pétrolière sous Rómulo Betancourt en 45-48, président de nouveau de 59 à 64, après la chute de la dictature. Mais il n’en sera rien, les USA ne voyant évidemment pas cela d’un bon oeil. Betancourt préféra un équilibre à l’aide de taxes sur l’industrie pétrolière et fut actif dans l’établissement de l’OPEP. Foncièrement anti-communiste, il installe une pseudo démocratie (interdiction des partis communistes). L’industrie pétrolière ne fut partiellement nationalisée qu’en 1976 après la crise pétrolière…ce qui se solda par un crise économique, le pays étant toujours trop dépendant de cette ressource irrégulière. En effet, lorsque les prix étaient hauts, le pays s’endetta pour améliorer la situation sociale, déjà très marquées par les inégalités entre élites et paysans/ouvriers. A la baisse des prix du pétrole c’est la catastrophe et une phase de rigueur sévère. On bascule dans une démocratie autoritaire maintenue par la force avec déjà des morts parmi les manifestants. Un certain Colonel Chavez fomente mais rate deux coups d’état. Il sera plus tard gracié par le président Caldera qui négocie avec le FMI la situation de son pays. Dans cette situation chaotique, Chavez se fait élire démocratiquement en 1998 puis met en place une constituante pour changer la constitution démocratiquement en 1999.

venezuelainflation

Durant son premier mandat, bien que Chávez ait bénéficié du soutien de la classe ouvrière pour ses dépenses en matière d’éducation, de bons alimentaires et de services sociaux, les classes plus aisées s’opposaient à ses programmes, et en 2001, la mise en œuvre de ses réformes économiques a provoqué des manifestations et des grèves massives. En avril 2002, un coup d’État l’a brièvement destitué, mais deux jours plus tard, suite aux manifestations de ses partisans et aux menaces de rébellion des troupes qui lui étaient fidèles, il a été réintégré. Fin 2002, ses opposants ont organisé une grève générale pour obtenir sa démission ou des élections anticipées. L’économie a été gravement touchée par la fermeture des commerces et des usines, et surtout par la grève dans le secteur pétrolier. Néanmoins, Chávez a su résister à la pression, et en février 2003, après que les organisateurs de la grève ont décidé de réduire leurs efforts, les entreprises ont rouvert leurs portes. L’année suivante, l’opposition recueillit plus de 2,4 millions de signatures, seuil requis pour convoquer un référendum sur le maintien au pouvoir de Chávez. En août 2004, le président survécut à la procédure de destitution, obtenant le soutien de près des trois cinquièmes des électeurs, dans des élections non truquées selon les observateurs de l’époque. Durant cette période, Chávez utilisa les revenus pétroliers pour financer des programmes sociaux mais la pression de l’opposition soutenue par les USA était bien réelle et a installé une sorte de paranoïa sécuritaire dans un pays où les armes circulent beaucoup. Il continua de soutenir le président cubain Fidel Castro, en fournissant du pétrole à Cuba et à d’autres pays en développement à des prix réduits, sans tenir compte des évolutions des prix, ce qui sema les germes des crises à venir. Et lorsqu’il meurt d’un cancer en 2013, l’économie n’est plus dans ce petit miracle social passé. Le régime s’est durci, sortant peu à peu d’une constitution démocratique en muselant l’opposition comme dans d’autres périodes du pays. Le vice-président Maduro qui lui succède poursuit dans cette bunkerisation du pouvoir et une absence de réformes efficaces qui aurait pu s’appuyer sur une renégociation des ventes de pétrole. Ce brut Vénézuelien reste cher à exploiter et ne peut être rafiné n’importe où. Déjà Chavez avait changé sa propre constitution pour poursuivre un mandat de plus …mais avec Maduro, on entre clairement dans une dictature corrompue, comme souvent dans l’histoire de ce pays. Le pétrole semble bien une malédiction…

Les USA et le monde

Depuis la fin du 19ème siècle, la Politique Internationale US est guidée par les intérêts économiques et le plus souvent ceux de l’industrie pétrolière. Si les USA de Hoover rentrèrent dans la 1ère guerre mondiale, c’est que leur marine commerciale fut trop touchée par l’Allemagne. Hoover négocia d’ailleurs avec l’Allemagne pour approvisionner la Belgique en nourriture, au début de la guerre. En 1938, des réserves de pétroles sont découvertes en Arabie-Saoudite et la société ARAMCO (Arabian American Oil Company) est créée, issue de la fameuse Standard Oil de Rockfeller (aujourd’hui Chevron…seule société US restant au Venezuela). Mais le pétrole n’est plus la seule valeur intéressante. On a vu les tentatives de destitution dans la Bolivie si riche en Lithium. Récemment, les USA se sont redéployées en Afrique, notamment sur le Nigeria (pétrole) mais aussi la Côte d’Ivoire (pétrole depuis peu). L’Argentine est aujourd’hui du côté US, comme le fut le Bresil de Bolsonaro, ces pays représentants de gigantesques marchés autant pour l’approvisionnement que pour les débouchés (automobile, soja pour le bétail, engrais, ..). L’Amérique du sud a été depuis la dernière décennie un objectif économique majeur pour le rival des USA : La Chine. Les alliés de Trump ont compris que les seules barrières douanières ne suffisent plus à lutter. Ils essaient de couper la Chine de ses approvisionnements, quelqu’en soit le prix. Mais quand la Chine use d’un soft-power, les USA agissent plus directement par la Force…héritage encore de ce fameux BigStick. La trouvaille rhétorique de la doctrine Monroe n’est que de la communication car les USA ne se cantonnent nullement à leurs continents, tout comme dans la guerre froide et cette nouvelle forme de guerre froide avec la Chine. La dernière intervention en Iran est aussi à mettre dans ce contexte, puisqu’en 2025 une ligne de fret féroviaire a été ouverte entre Chine et Iran pour la première fois, tandis que l’Inde a quitté le port de Chabahar qui lui permettait de concurrencer la Chine…à cause des sanctions US.

Le recours au chaos, comme on l’a vu en Libye ou Irak, ne freine en rien cette politique, qui s’ajoute à celle plus ancienne de blocus illégaux (Cuba, Iran). L’Iran est aussi un autre objectif majeur, héritage de la blessure de la révolution Iranienne qui chassa les exploitants pétroliers US et occidentaux. On voit ressortir l’héritier royal du placard, comme si le temps avait effacé les dictatures passées qui causèrent ces révolutions. Le paradoxe de cette politique est qu’elle donne des arguments aux adversaires pour justifier des annexions. L’opération spéciale de Poutine trouvait aussi de faux justificatifs. La survie d’un Taïwan indépendant ne tient qu’à quelques nanomètres de gravure de micro-processeurs dont les soutiens de Trump voudrait bien rapatrier la fabrication sur le sol US. Aujourd’hui le monde selon Trump n’est qu’un réservoir à faire des affaires, plus qu’un territoire à “réguler”. Qu’importe si s’emparer du Groenland détruit le traité de l’Atlantique Nord, déjà dénoncé par Trump, et ainsi ne donne plus aucune chance à l’Ukraine dans de quelconques négociations de paix (le deal commercial a été signé par Trump…). Seules interactions intéressantes pour l’administration Trump, le fait que sans pétrole Vénézuélien, Cuba pourrait tomber plus vite. Les USA savent bien qu’aujourd’hui il n’y a aucune force d’interposition crédible face à eux sur tous les terrains, contrairement à la période de la guerre froide. En Iran, quelqu’en soit l’issue, l’intervention fait augmenter le prix du pétrole, ce qui rend à la fois le pétrole US plus compétitif, permet l’enrichissement de la caste Trump par la spéculation, et affaiblit les approvisionnements chinois. Bonus, la possibilité de négocier de nouveaux contrats d’exploitation si un régime venait à tomber, comme on l’a vu au Venezuela. Avec l’Iran, ce n’est pas si simple de par la position géographique du pays. Et l’inflation induite par une crise pétrolière commence à peser aussi chez l’électorat de Trump et chez les entreprises dépendantes de cette énergie.

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Un mandat de 1000 ans ?

Toute la question est maintenant de savoir combien de temps durera cette politique ? Trump n’a plus que 3 ans de mandat et à près de 80 ans, il ne rempilera peut-être pas, même en changeant la constitution. On voit bien des héritiers apparaître derrière lui, tout étant dans le soutien des élites financières, ralliées aujourd’hui à sa cause (Ellison, Musk, Bezos, …). L’urgence est donc pour lui d’agir sur le choc, vite et personne ne semble pouvoir s’y opposer par la force ou même par des mesures de rétorsions commerciales durables (à part peut être la Chine pour certaines zones?). S’il s’intéresse au Groenland, ce n’est évidemment pas pour des raisons de sécurité comme il invoque mais pour l’économie, pour les richesses minières et éventuellement le contrôle d’une route commerciale. Idem pour le Canada et son pétrole, les minerais, ou encore le reste du pétrole présent dans le golfe du Mexique rebaptisé Golfe des Amériques. Qu’importe pour lui la déstabilisation d’un pays, tant qu’on peut signer un contrat d’exploitation. La Libye disloquée est en phase de négociation par les compagnies US face aux exploitants Italiens et autres, le niveau de production atteignant déjà des records en 2025. Qu’importe s’il faut négocier avec des factions opposées pour sécuriser les sites. Si la démocratie avait été la valeur étalon de l’ingérence US, d’autres dictatures auraient sautées ou n’auraient pas été installées. Nous sommes dans une phase bien plus violente que la chute d’Allende au Chili, soutenue par la CIA en 1973, et surtout bien plus imprévisible. Surtout qu’une autre motivation peut accélérer les choses : Les difficultés intérieures de Trump comme sur l’affaire Epstein. Le Venezuela était une belle diversion, suivi par l’Iran. Il risque d’y en avoir d’autres durant ce mandat (Trump a promis Cuba, un de ses électorat fétiche étant la diaspora) et le sang versé importe peu à Trump et son administration. Les dernières actions laissent tout de même penser qu’il y a une bousole (ou deux si on rajoute les spéculations boursières sur le Prix du Pétrole), ce sont les intérêts chinois et la coupure de la chaîne logistique de ce pays. Qu’importent les conséquences ensuite sur les prix de denrées chinoises importées aux USA et l’inflation touchant les plus pauvres. On est aussi dans une question d’ego. Effet de bord, d’autres pays alliés sont touchés par ces mesures… Chez Trump, un bon allié est un allié qui paye.

Mais le mandat de Trump est aussi marqué par ce que l’on appelle le techno-fascisme avec le rôle des GAFAM. Ces sociétés hégémoniques n’ont de concurrents qu’en Chine, quasiment (les BATX, c’est à dire Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi). Toutes ces sociétés ont besoin de ressources énergétiques pour les datacenters, de mémoires fabriquées avec des minerais, etc…Et cela se retrouve donc dans la nouvelle géo-politique US. On peut y ajouter des sociétés comme celles d’Elon Musk, comme Blackwater et ses mercenaires, l’armement,…Lorsque la Chine se met à contrôler les infrastructures de ports, elle se met à contrarier toutes les chaînes d’approvisionnement US…Et numériquement quand il y a une guerre de tranchée autour de la possession de l’Internet entre Chine et USA, l’Europe et le reste du monde sont aussi des spectateurs, étant dépendants d’un camp ou de l’autre. Toutes ces compagnies et industries sont interdépendantes et font donc l’objet d’un vaste plan géopolitique, comme a pu l’être celle des “Nouvelles Routes de la Soie” pour la Chine. Il ne s’agit pas seulement d’une colonisation mais d’une vassalisation du reste du monde face à des empires, la Russie étant un bien petit troisième larron, l’Europe étant toujours en ordre dispersée par ses individualités d’un autre âge. Sans parler d’un Empire de 1000 ans de sinistre mémoire, il y a une recomposition d’empires pour peut-être des siècles, avec l’emploi de compagnies surpuissantes dans la tech, le commerce, et l’armement. Les liens entre les trois activités deviennent de plus en plus étroits, il n’y a qu’à voir les investissements passés chez Google ou Meta. Et l’un des territoires les plus investi par la Chine, après l’Afrique, c’est l’Amérique du Sud.

Quel avenir pour le sud de l’Amérique ?

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Aussi on peut déjà reconsidérer l’Amérique du sud comme une banlieue des USA. Si pour l’instant il paraît impossible de voir Lula renversé au Brésil, beaucoup de pays sont sur la sellette. Il faut en avoir une lecture purement économique en regardant plusieurs facteurs : Pétrole, minerais essentiels pour la transition énergétique, présence chinoise, présence forte des sociétés US. Cuba est un peu à part du fait de la proximité des USA et de son histoire. La Colombie exporte beaucoup de charbon et de pétrole (49% de ses exportations). Le président Péruvien, sous le coup d’accusation de corruption, ne posera pas de problème. Idem pour le Paraguay et son président conservateur issu du FMI. Le Chili vient de basculer à l’extrême droite également. Le Pérou a vu de forts investissements chinois et pourraient aussi s’attirer l’ire des USA s’il persiste en ce sens. On peut encore se poser des questions sur les possessions européennes du continent, mais il semble y avoir déjà assez de sujets sur la table du bureau ovale.

Face à l’imprévisible Poutine et son retour de l’empire russe, l’imprévisible Trump ajoute une autre dimension. Il a quasiment annihilé l’existence des Nations Unies (héritées de la S.D.N. de … Hoover) et du “droit international” qui faisait croire à quelques règles. En réalité, elles avaient déjà été bafouées durant la guerre froide et même après (intervention US en Irak, en Libye, en Serbie…) et n’ont eu qu’une période de 30 ans. En utilisant avec exagération ce gros gourdin, il pousse ses adversaires à faire de même, quitte à reproduire des crises comme celle des missiles de Cuba qui nous plongea à quelques minutes d’une troisième guerre mondiale nucléaire. Et la Diplomatie de sembler aujourd’hui bien dérisoire face à de telles brutes. Même des diplomates néo-conservateurs et atlantistes n’y comprennent plus rien. Il devient difficile d’analyser ces comportements de manière rationelle, comme pour Poutine et l’Ukraine. Un autre monde instable et dangereux s’ouvre et l’Europe se retrouve à nouveau à la traîne, ou suiveuse du plus fort…


Ecrit le : 03/04/2026
Categorie : geopolitique
Tags : géopolitique,histoire,

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