Musique - Yasmine Hamdam - I remember I forget (2025)

Encore une fois, une découverte soufflée par l’ami Odysseus. Mais cette fois, si c’est encore oriental, c’est plus electro.

Le titre complet est بنسى وبتذكر I remember I forget…Car Yasmine Hamdam est libanaise et c’est son 5ème album solo. Elle a commencé avec le groupe Soapkills dans les années 90, déjà l’un des premiers groupes électro du moyen-orient, puis à la fin du groupe en 2005 poursuit son aventure en solo, notamment avec une collaboration avec Mirwais. Pour bien comprendre la démarche, il faut aussi savoir que son enfance est marquée par la guerre et par le parcours de ses parents entre France, Koweit, Grèce et Emirats arabes unis. C’est un peu ce qui nourrit cet album, justement.

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Un album qui commence tranquillement par “Hon”, dans une veine electro trip-hop avec quelques influences orientales. La voix se fait vite envoutante comme dans les couplets répétitifs de “Shmaali”. Les instruments électroniques restent assez minimalistes par rapport aux sons orientaux, rappelant un peu du travail de Mirwais aussi. Les arrangements sont dus à Marc Collin, ancien du groupe “Nouvelle Vague” et à Yasmine Hamdam elle-même. Il y a juste quelques percussions et des sonorités orientales électroniques qui rappellent les sons du Qanum par exemple. On a l’impression d’un voyage dans le temps avec “Shadia” où la voix de Yasmine Hamdam est transformée. Une impression de chant traditionnel pour des paroles à son amoureux. Avec “The Beautiful Losers”, on quitte les rives du Litani pour quelque chose de plus bluesy, toujours en arabe (oui, j’ai fait le choix de mettre les titres traduits en anglais). L’electro n’est pourtant jamais loi, comme la seconde partie du morceau, plus éthérée et planante.

La chanson qui donne son titre à l’album est introduit magnifiquement par violons (électroniques) et les cordes des instruments de Khalil Jerro. Un morceau complexe et envoutant, finalement assez peu chanté mais qui résumerait bien cet album métissé et polymorphe. Le voyage est alors total, autant géographiquement que temporellement. Difficile de se remettre de cela avec “Vows” et le son de flute orientale qui se lie très bien aux graves de Yasmine et aux sons électroniques, aux percussions d’Habib Meitah. Il faut dire que l’album bénéficie de l’apport de musiciens français et libanais, iraniens, syriens, … “Vows” envoute aussi par sa progression crescendo. Dans “Abyss” on est encore plus dans une tonalité électro-orientale, très trip-hop et toujours en arabe, plus rythmée aussi. Sur “Mor” on est embarqué par es sons électroniques finement distylés. La voix de la chanteuse nous entoure de ses mélopées sur une rythmique très binaire.

“Daya3” fait presque plus pop dans son introduction. Cette fois nous avons du Oud et le sifflement de Oussama Abdelfattah transformés par les instruments électroniques. On termine à regret par “Reminiscence”, un titre presqu’instrumental qui ne nous sort pas du voyage. Cette fois c’est les sons de la harpe et du violoncelle qui accompagnent la voix de Yasmine et les instruments électroniques avec un gros travail sur les percussions. Autant dire que pour prolonger le voyage, je n’ai qu’une envie : Rappuyer sur Play. C’est donc un ambum electro-trip-hop tout en ambiance, très oriental et qui a la magie de nous emporter ailleurs. On ressent de la nostalgie à son écoute, même si les paroles ne sont pas forcément dans cette veine. Je ne connaissais pas plus que cela cette artiste même si je me souviens l’avoir déjà entendue par le passé. Cet album me paraît une bonne porte d’entrée vers son oeuvre.

Une session livevideo


Ecrit le : 25/05/2026
Categorie : musique
Tags : musique,word,electro,2020s,pop

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