Série du Passé - K2000 (1982-1986)
Série emblématique des années 80 et de La Cinq en France, K2000 a marqué une génération avec … une voiture autonome qui parle. OK, on y est presque aujourd’hui.
A la faveur d’une rediffusion sur une chaine de ma box, je me suis laissé aller à regarder cette série dont je n’ai pas du rater beaucoup d’épisodes à l’époque. Le pitch était assez simple : Un héros solitaire qui fait le justicier à travers les USA au volant d’une voiture intelligente fournie par la mystérieuse “Fondation”. Le héros c’était Michael Knight (David “Baywatch” Hasselhoff) d’où le titre original “Knight Rider”. Et comme c’est une production de Glen A. Larson, on sent que tout est tourné dans le même microcosme que d’autres séries de la même boite. Qu’importe, ça fonctionnait en …82-86.

Et si les critiques furent mauvaises au début, le succès permis à la série de durer 4 saisons. L’explication du titre est plus subtile…Car dans le pilote, Hasselhoff joue un détective, Michael Long, gravement blessé. Un milliardaire, Wilton Knight (l’éphémère Richard Basehart) le sauve mais transforme son visage pour le faire ressembler à son fils, un criminel (ça sera utilisé dans la série…). Il change donc de nom pour Michael Knight. Oui, déjà c’est capillotracté. Sauf qu’en plus il lui confie une voiture prototype baptisée KITT (acronyme de « Knight Industries Two Thousand »). Elle est autonome, blindée, surpuissante et intelligente et fait un curieux bruit qu’on pourrait penser électrique aujourd’hui. En réalité ce n’est qu’une Pontiac Firebird Trans Am 82, un peu modifiée, notamment cette barre lumineuse sur la calandre, devenue mythique. Et pour le chapeauter, il y a le très british Devon Miles (l’irlandais Edward Mulhare) et une mécanicienne, ingénieure, qui changea juste durant une saison (April Curtis jouée par Rebecca Holden et Bonnie Barstow jouée par Patricia McPherson). Ils embarquent tous dans un gros camion qui les fait traverser les USA.
Les intrigues de chaque épisodes tiennent sur la paume de la main…Une injustice, un méchant, une personne à sauver, une jolie fille. On y rajoute tantôt un peu d’infiltration, tantôt une poursuite avec quelques cascades où la Pontiac fait des sauts, transperce des murs, renvoient les balles et ça fait le truc. Un peu d’humour aussi avec des scènes où une personne remarque que KITT n’a pas de chauffeur. Hasselhoff bouge sa grande carcasse (1m93) comme un cowboy, mais les décors paraissent factices, vides, surtout aujourd’hui. Un charme un peu désuet typique de ces années, comme d’autres séries (Shériff fait moi peur, Le Rebelle, …). Les scénaristes ont bien tenté de densifier un peu le scénario avec des clones de KITT (KARR), des jumeaux du héros ou des organisations criminelles. Ca n’est jamais allé très loin et au delà d’un ou deux épisodes par saison. Après tout, ça devait être rentable pour la production de faire simple.
Aujourd’hui, c’est assez peu regardable et on peut s’amuser de cette vision de l’intelligence artificielle dans les années 80. La comparaison avec le cowboy chevauchant sa monture pour défendre la veuve et l’orphelin est aussi vite balayée que toute la crédibilité technique de la série. Mais ça en devient tellement kitch qu’aujourd’hui on en rigole…En tout cas, ça me fait rire, si je ne m’endors pas avant. Je ne résiste pas à mettre le générique version US, qui est encore plus marrant avec la voix…
