Littérature Geek - Payé pour jouer de Marcus (2025)

C’est un des plus populaires des testeurs de jeu, inventeur avant l’heure des tests en direct à la TV, pionnier de la chaîne GameOne. Et justement sa biographie est sortie quelues temps avant l’annonce de la fermeture de la chaine. Et si la raison de l’écriture de cette biographie avec Jérémie Léger apparaît en préface et conclusion, tout n’est que coïncidence. Si j’avais des souvenirs des premiers level One sur Gameone, j’ai surtout connu Marc Lacombe aka Marcus lors de ses émissions sur la chaine NoLife puis à nouveau en r etrogaming sur GameOne. Je n’ai pas trop de souvenirs de son passage dans la presse écrite (je n’achetais que rarement PlayerOne…j’étais #TeamJoypad #TeamTilt ou #teamConsole+). Pourtant avec cette biographie, on remonte dans le temps, dans les années 70-80, au tout début des jeux vidéo, de l’arcade ou des premiers jeux électroniques.

Image

Les éditions Pix’n Love ont soigné le livre avec beaucoup d’images, de photos personnelles, de souvenirs pour illustrer le propos. Le déroulement est donc chronologique avec un chapitrage qui découpe cela en étapes clés. Marcus, à travers la plume de son co-auteur, parle évidemment de son enfance, ses premiers jeux, sa première console (vous serez surpris…je n’en avais pas souvenir), son amour de la création de petits décors, sa créativité…Et puis ce sont des hasards, des rencontres, un peu de culot parfois qui le font rentrer dans un magazine et ainsi de suite… Il croise des personnes connues dans les années 80-90 avec plus ou moins de bonheur. Le monde du jeu vidéo n’est pas plus tendre que le monde du travail en général, voire moins encore, surtout quand ça se double du monde de la télévision. Le livre est entrecoupé par les principaux jeux de chaque décennie, en vignettes.

Le ton retranscrit est bien conforme au personnage télévisuel et vidéoludique : Sympa, direct, avec de l’humour qui va avec l’age du personnage évidemment, pas si loin du mien d’ailleurs. Donc il s’adresse aux “ptizamis”, et nous parle des siens, d’amis aussi, ceux que l’on a vu avec lui dans des “Chez Marcus”, des “Level One” ou autres “Team G1”. La liste s’est allongé… Je suis pourtant resté sur ma faim sur certaines périodes du livre, comme celle de Nolife. Il est vrai que Marcus n’était pas au cœur de la machine et a demandé à ne pas être payé, d’ailleurs, pour certaines émissions. Je ne vais pas faire ici un résumé ou une hagiographie du bonhomme. On peut juste dire qu’il est un peu à part aujourd’hui dans le monde du jeu vidéo, mais l’était aussi à l’époque par ses choix éthiques…même s’il a pu avoir ses contradictions. Qui n’en a pas.

Le livre répond donc bien à son but : Retracer une vision du jeu vidéo (et d’autres jeux, d’ailleurs…) durant près de 4 décénies, tout en assurant la mémoire de ce personnage médiatique qui voudrait “mourrir la manette à la main”, comme un Molière du jeu vidéo. Est-ce que ça touchera ceux qui ne le connaissent pas ? Pas sûr, malgré les efforts de contextualisation. GameOne est aujourd’hui terminé. Marcus est sur Twitch ou Youtube, avec bien du retard sur ceux qui l’ont copié depuis. Il reste fan de Star Wars et Mario Kart et finalement c’est ça qui compte : Transmettre et partager une passion, celle du jeu vidéo qu’il a connu balbutiant, dominant et aujourd’hui hésitant. Une lecture nostalgique c’est vrai qui montre aussi les changements de notre société à bien des égards.


Ecrit le : 10/04/2026
Categorie : geek, litterature
Tags : geek,réflexion,livre,littérature,jeuvidéo,biographie

Commentaires : par Mastodon ou E-Mail.