Actions militantes - Avril 2026
Le mois passé a été plus que marqué par l’actualité internationale, les prix du carburant, les municipales et le racisme. Si bien que tout le reste passe à la trappe.
Rousset : le CNRS veut tripler les cages.
“Des eurodéputés interpellent la France. Des scientifiques eux-mêmes expriment des réserves. Et pourtant, le CNRS persiste : agrandir le centre de primatologie de Rousset pour passer de 600 à 1 800 primates, afin d’en faire un centre de production et de fourniture pour les laboratoires. Nous parlons de primates sociaux, intelligents, empathiques, promis à des années d’enfermement, de manipulations terrifiantes et d’expérimentations.”, One Voice fournit un peu plus d’explications sur cette pétition. Les analyses montrent des écarts majeurs entre ce qui est annoncé et ce que permettent (ou n’imposent pas) les textes — et surtout, entre des cages et la liberté (sans parler des expériences que subiraient ces singes une fois vendus aux laboratoires).

Les mauvaises entreprises du mois : Eureden/André Bazin
“alors que ses concurrents, les groupes LDC (Maître CoQ, Marie) et Terrena (Père Dodu) se sont engagés à respecter le European Chicken Commitment (ECC), Eureden n’a toujours pas tourné le dos à certaines pratiques cruelles, comme la sélection génétique poussée des poulets, ou l’entassement des oiseaux à 20 par mètre carré, dans des bâtiments fermés. “ L214 a mis en place sa campagne habituelle : Mailing
Le groupe Prosol ne s’est toujours pas engagé à respecter les critères du European Chicken Commitment pour toutes ses activités, et notamment pour l’approvisionnement de ses magasins Grand Frais. Poulets entassés jusqu’à 20 par mètre carré, sans aucun accès à l’extérieur ni lumière naturelle, sélection génétique poussée, nombreuses maladies… Sans cet engagement, les poulets continuent de subir les pires pratiques de l’élevage intensif. Même solution : Générateur de commentaires
Errance féline : une réalité que l’on refuse trop souvent de voir
“En France, près de 11 millions de chats vivent dans la rue. Contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas des animaux capables de se débrouiller seuls. Livrés à eux-mêmes, ils doivent affronter : le froid et la canicule, la faim et la soif, les maladies, la violence de la rue. Leur espérance de vie dépasse rarement cinq ans, alors qu’elle peut atteindre quinze ans lorsqu’ils vivent dans une famille.” Et pour ceux qui parviennent à se débrouiller, ce sont des populations d’oiseaux décimées. “Pendant ce temps, les associations sont débordées et les fourrières saturées. Faute de places et de solutions durables, de nombreux chats errants capturés finissent par être tués. Une réalité encore trop méconnue, sur laquelle nous reviendrons prochainement…” La solution passe notamment par : la stérilisation, l’identification, la responsabilisation des propriétaires, l’engagement des communes.” Plus d’informations chez “One Voice”.
Résultats de l’enquête européenne « modernisation de la législation sur le bien-être animal »
236520 participations pour l’ensemble des pays ! Il s’agit d’un niveau de participation exceptionnel. Le message envoyé est très fort. Grâce à cela, la Commission européenne se sait surveillée sur le sujet de la législation encadrant ce qu’on fait subir aux animaux !
Quelques chiffres marquants :
- 99% des citoyens (contre 54% des entreprises) demandent l’interdiction des cages pour les poules pondeuses
- 98% des répondants (toutes catégories confondues) soutiennent l’interdiction de l’élimination des poussins (56% pour les entreprises)
- 89% des répondants (toutes catégories confondues) affirment que la législation actuelle ne permet pas aux animaux d’exprimer un comportement normal.
Les résultats complets sont en ligne
Cirques : Sous les chapiteaux, la sécurité est une illusion…

“Les cirques itinérants prétendent maîtriser les animaux sauvages qu’ils détiennent. La réalité est bien différente. Animaux enfermés dans des remorques, installations précaires, règles de sécurité ignorées… Et parfois, ces négligences mettent tout le monde en danger : les animaux, le public et les riverains.” Les faits que One Voice a récemment documentés autour de l’hippopotame Jumbo en sont une illustration préoccupante.
Pour la fermeture de l’abattoir de Lamentin
“Elle s’appelle Biguine. Cette vache Brahmane de Martinique était l’égérie du Salon de l’Agriculture 2026 - la première venue d’outre-mer, présentée comme le symbole d’une agriculture insulaire authentique et fière. Biguine aurait dû finir sa vie à l’abattoir du Lamentin. Comme sa mère. Comme ses filles. Comme des milliers de vaches Brahmanes de l’île chaque année.” L214 a obtenu des images de cet abattoir. Ce qu’on y voit est insoutenable. Pétition et détails ici.
Influenceurs.ses coupables de maltraitances animales
“Nous voyons de plus en plus de vidéos comme celles-ci dans lesquelles des personnalités (ou non) mettent en scène de la maltraitance complètement banalisée sur leurs animaux… Au delà de la cruauté du geste, c’est également très dangereux car ce sont des personnes très suivies ayant une influenceuse sur de nombreux abonnés parfois très jeunes et influençable. Si nous laissons faire ce genre d’actes ignobles sans les sanctionner, cela revient à montrer aux citoyens que c’est acceptable. Qu’ils peuvent reproduire la même chose chez eux sans rien risquer.
Il est temps de passer des commentaires indignés à l’action concrète. Nous ne pouvons pas laisser cette personne continuer à posséder des animaux alors qu’elles les utilisent comme des accessoires. Exigeons :
- Le retrait immédiat de l’animal pour qu’il soit placé dans un foyer aimant et sécurisé.
- Une interdiction définitive pour cette influenceuse de posséder ou de s’occuper d’autres animaux à l’avenir.
- Des sanctions pénales pour acte de cruauté envers un animal domestique, conformément à la loi.
- La fermeture de ses comptes sur les plateformes sociales pour empêcher tout profit issu de la maltraitance animale.
Illustration d’un cas et pétition ici.
Le Marineland, suite…
La fermeture du Marineland d’Antibes place la France face à une responsabilité historique : déterminer l’avenir de 12 dauphins et de deux orques, Wikie et son fils Keijo. Faute d’anticipation de l’État, aucun sanctuaire n’a été mis en place, ouvrant la voie à une solution aujourd’hui envisagée : leur transfert vers les delphinariums Selwo Marina (Malaga) et Loro Parque (Tenerife). Pour Sea Shepherd France, cette option est inacceptable ! Elle prolongerait l’exploitation des cétacés à l’étranger, exposerait les animaux à des conditions potentiellement plus dégradées, contredirait directement l’esprit de la loi sur la fin de la captivité. Pétition en ligne.
Et pour les bonnes nouvelles, on cherche encore, ce mois-ci ###