Expo - La Chine des années 2010

La Chine, c’est un petit voyage intense et pas assez en profondeur. D’où c’est clichés parfois très touristiques en apparence. Un témoignage sur un pays qui avait déjà considérablement accéléré son rythme à l’époque.

Car pour les sinologues et observateurs avertis, cette Chine des années 2010 n’avait déjà plus rien à voir avec celle des années Deng Xiaoping. Ce n’était plus l’image des années 80 avec des milliers de vélos, ni même celle des années 90 avec des motos. La Chine vue à travers sa capitale était déjà celle de l’automobile en mutation, se débarassant peu à peu de ses voitures allemandes pour des marques locales et électriques. Une politique volontariste pour limiter la polution de la capitale était en place et on rencontrait beaucoup de petits utilitaires électriques, plus ou moins bricolés. Même les vélos devenaient électriques comme ici.

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Mais la Chine prenait aussi soin de ses symbôles comme la cité interdite et tous les bâtiments symboliques et ancestraux. Mais paradoxalement, les vieux quartiers de Hu Tong devenaient déjà plus rares, comme s’il fallait moderniser tout le reste pour montrer sa grandeur. C’est pourtant ce que recherche le touriste occidental, toujours bloqué dans une version fantasmé et passéiste de la Chine. Le tourisme justement n’a pas forcément besoin de l’occident, les classes moyennes chinoises étant aussi friandes de découvrir les richesses de ce pays qui entend aussi peser mondialement avec son soft power et sa culture. Si le cinéma Hong-Kongais a été intégré, la Chine entend aussi suivre le chemin de la Corée pour la musique et autre pop-culture.

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La Grande Muraille reste toujours symbolique et s’offre des restaurations plus ou moins maîtrisées. Les points de visite sont de plus en plus nombreux et aménagés pour faire face à ce tourisme interne. Nous pouvons être impressionné de la gestion du flux de touriste dans ces sites comme aussi la Cité Interdite. Mais à cette époque, nous ne ressentions aucunement cette numérisation de la société ou cette surveillance que l’on dit tentaculaire.

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Le spirituel est toujours présent et même si religion et communistes s’opposent, le pragmatisme chinois a su faire sien toutes les religions en les “maîtrisant”. Ainsi retrouve-t-on des lieux de culte dans les villes. Tradition et modernité se mêlent à l’image des grands pays asiatiques, comme on peut le voir ici avec ce moine bouddhiste qui utilise un smartphone certainement fabriqué localement. Dans le métro, tout le monde a son regard rivé sur le (grand) écran de son smartphone à regarder nouvelles, films ou séries, comme n’importe où dans le monde. Et déjà la Chine imposait ses normes sur la taille de ces terminaux, bien loin des lubies d’un Steve Jobs.

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Et dans une ville qui semblait en perpetuel mouvement avec sa circulation vombrissante, ses klaxons, il était rare de trouver un espace de calme. Pourtant, dans quelques vieux quartiers, il y avait des parcs où des personnes agées pratiquaient le Tai-Chi ou le tennis de table. Ailleurs c’était des jardins et parcs, des temples millénaires comme une nécessité pour marquer une pause avant de reprendre la marche de ce monde dans laquelle la Chine était à nouveau leader.

Nul doute que ce court intermède chinois est déjà effacé. Les lieux évoqués ici ne changent pas mais le ressenti doit-être différent. Les 10 ou 15 ans passés sont presque le double pour nous qui sommes parfois à l’arrêt. Cette Chine là sortait des Jeux Olympiques et autres grands évènements qui l’avaient remise au premier plan. Le COVID allait passer par là puis d’autres crises mondiales. M. Xi domine toujours la politique mais jusqu’à quand ? Nous avons été jusqu’à oublier ses prédécesseurs (Hu Jintao, Jiang Zemin…notamment), pourtant importants dans ce qu’était devenue la Chine en 2010-2015.


Ecrit le : 11/09/2026
Categorie : photo
Tags : pfvoyage

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