Dans le Rétro-gaming - Février 2026
Pour ce mois, je me suis laissé guider par le hasard et quelques envies. C’est souvent comme cela qu’on a d’heureuses surprises.
Legend of Kage sur Arcade (1985)
Je commence par ce jeu qui a marqué ma jeunesse dans sa version CPC. Evidemment tout est plus beau ici même si nous sommes en 1985. On incarne une sorte de Ninja qui part sauver une princesse enlevée par un méchant Samurai maléfique. Le jeu commence dans une forêt où l’on peut grimper aux arbres dans des sauts monumentaux, puis nous arrivons dans un passage ui mène à une forteresse avant d’arriver dans le chateau final….que je n’ai jamais vu. Le héros peut lancer des shurikens pour tuer ses ennemis mais aussi jouer du sabre au corps à corps. Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas un beat’em up, mais plus un jeu de plateforme action façon run and gun (ou hack’n slash 2D). Il faut donc avancer rapidement, tuer les ennemis sur notre route et arriver à l’issue du niveau. Le jeu est donc relativement court pour chaque niveau. La musique est plutôt réussie aussi. Alors le graphisme reste assez basique aujourd’hui et on a fait mieux mais j’ai un attachement à ce jeu de par sa simplicité et son efficacité. Gros Succès en 1985 mais vite démodé par ce qui suivra dans le genre.

Fighting Run sur PC Engine (1991)
Curieux jeu entre course et combat. On sélectionne un robot avec des caractéristiques et on part dans une course vue du dessus. On peut donner vaguement des coups à l’adversaire et esquiver les siens, tout en évitant aussi les obstacles et en attrappant les bonus de fuel et power. Le graphisme est futuriste et manque de couleurs. Les sprites se déplacent vite mais on a du mal à comprendre qui frappe qui surtout que le parcours reste une ligne droite avec des plots ou murs au milieu. Et vu qu’il n’y a que peu d’évolutions possibles, l’intérêt est vite limité. A OUBLIER.

Craze sur MSX (1988)
Curieux mélange encore entre Shoot’em up et labyrinthe en vue isométrique. Le décor est plutôt vide avec juste des obstacles qui apparaissent et disparaissent, des ennemis qui sont dans ces larges corridors et un décor qui semble toute le temps le meme. Et vu qu’on a l’impression d’un circuit fermé qui n’en finit jamais, l’intérêt du jeu est vité évaporé malgré les efforts sur les couleurs et la fluidité de l’animation. DECEVANT.

Avengers sur Arcade (1987)
C’est un Beat’em up en vue du dessus. On incarne un gros costaud, comme d’habitude, qui fait face à des hordes d’ennemis qui protègent un méchant kidnapper. Donc c’est basique mais coloré pour l’époque avec beaucoup de sprites sur l’écran, et un décor détaillé. Du fait de la verticalité, la mécanique est un peu différente de ses concurrents mais on retrouve vite les basiques de ce type de jeu. Un peu comme les shoot’em up verticaux, on a un coup spécial pour dégager tous les ennemis autour. Et en plus il y a des passages secrets. Un jeu qui reste agréable malgré le temps. Et rien à voir avec Marvel…

Azurian Attack sur Arcade (1982)
Cette fois c’est un shoot’em up multidirectionnel qui a la particularité de venir de Nouvelle-Zélande et de réutiliser le hardware de Galaxian. On reste donc sur des graphismes limités en couleurs et détails. Le fond est quand même plus détaillé et la mécanique empreinte un peu à Asteroids. Sauf que les vaisseaux ne se disloquent pas en morceaux et n’ont pas de stratégie très lisible. Il ne reste donc qu’à bien viser et éviter les vaisseaux tout en orientant le vaisseau avec le joystick. Le tir automatique est très pratique, pour ça. Le manque de Level design gache un peu la fête mais on se prend quand même au jeu du scoring.

Ghoul School sur NES (1992)
Après 9 ans d’existence de la console, on a trouvé des programmeurs capables de sortir cette chose. C’est un jeu de plateforme-action des plus moches avec un ado dans un lycée peuplé de monstres. les commandes sont molles. Les mouvements sont lents. Il n’y a même pas une musique correcte pour sauver l’affaire. Et même si c’était sorti en 1984, ça n’aurait pas changé grand chose. Il y eut des jeux non licenciés par Nintendo qui étaient meilleurs que cela. A FUIR.

Knights of the round sur Arcade (1992)
Il fallait oser mettre la légende des chevaliers de la table round dans un beat them all. Capcom l’a fait avec le moteur de Final Fight dans un environnement presque Heroic Fantasy, vu les pouvoirs des ennemis. Un choix entre trois héros plutôt similaires (on peut jouer à 3), et puis des niveaux classiques avec des vagues de voleurs, guerriers, chevaliers, et autres manants. On tranche avec une énorme épée, on saute, on tournoie parfois et surtout ça renouvelle un petit peu le genre baston de rue. C’était aussi une sorte de réponse au Golden Axe de Sega, démodé déjà après 3 ans dans les salles. Une bonne adaptation SNES arrivera peu après. Un CLASSIQUE à redécouvrir.

MTV Sports : Pure Ride sur Gameboy Color (2000)
C’est un jeu de Snowboard plutôt raffraichissant qui rappelle les jeux de ski des consoles et ordinateurs 8 bits. Car l’animation n’est clairement pas au top pour l’impression de vitesse et le fun que cela devrait procurer. C’est compensé par pas mal d’épreuves et d’entrainements, un choix de rider et de planches. Le challenge reste intéressant mais comparé à son homologue Playstation, ça fait un choc, pas seulement visuel. PASSABLE.

Salamander sur MSX (1987)
Voilà un autre Shoot’em up légendaire dans sa version MSX. Scrolling horizontal et vertical selon les niveaux, capsules pour permettre d’accéder à différentes options pour améliorer le vaisseau, ennemis à foisons et boss gigantesques. Tout y est pour ce concurrent et cousin de Gradius/Nemesis, au point que les suites se croisent… Si l’adaptation MSX n’est pas aussi détaillée que l’original en Arcade, elle est bien colorée sans trop perdre dans les décors et surtout le foisonnement d’enemis et de tir. Pas encore un Bullet Hell, mais on s’approche. Un challenge relevé où il faut connaître les vagues d’ennemis et comprendre l’apport des différentes options pour progresser. Un CLASSIQUE.

Dead Moon sur PC Engine (1991)
C’est un shoot’em upà scrolling horizontal du spécialiste Natsume et on peut dire que ça déménage. Déjà les contrôles donnent un vaisseau très mobile. Il y a beaucoup d’ennemis au premier abord qui libèrent des capsules de couleur. En fonction des couleurs ça améliore le tir du vaisseau, plus ou moins. Il faut donc gérer cela et aussi tous les tirs qui se font de plus en plus nombreux au fil des niveaux. C’est coloré, rapide, fluide. Du tout bon dans le genre avec des décors variés qui nous emmènent… sur la lune. A REDECOUVRIR.

Superman - Countdown to Apokolips sur Gameboy Advance (2003)
Atari/Infogrames, à fond dans sa politique de licence, proposait ce Beat’em all avec Superman. L’originalité venait d’une vue en 3D isométrique et des graphismes plutôt avenants proches du dessin animé du même nom. Problème, on se retrouve dans un labyrinthe répétitif graphiquement, très vide, et les ennemis sont bien plus limités en mouvement que dans les beat’em all classiques. Il faut juste anticiper les tirs pour libérer les otages avant le boss, et ainsi de suite. OK, il y a peut-être 15 niveaux mais ça ne donne pas forcément envie de les découvrir tant c’est ennuyeux dès le premier. SOPORIFIQUE mais pas moche.

Coca-Cola Kid sur Gamegear (1994)
Ce jeu commercial exclusif au Japon est un jeu de plateforme qui s’inspire un peu des classiques du genre, notamment Sonic pour la manière d’appréhender les niveaux. On pense aussi un peu à des Mega Man mais tout est moins bien : Moins joli, moins rapide, trop facile… Cela reste tout de même très jouable même si les collisions ne sont pas des mieux gérées. Un témoignage de ces Années Pub. Dans le même genre, Cool Spot était plus réussi.

Shaun Palmer’s Pro Snowboarder sur Gameboy Color (2001)
J.O. d’hiver obligent, voilà un jeu de Snowboard avec un des anciens maîtres du genre. Le but est toujours, sur un parcours assez fantaisiste, de faire des tricks, des figures, des sauts, des grinds, etc… Le jeu n’est pas des plus fluides mais ça reste fun. On reprend en fait un peu des jeux Tony Hawk et avec deux boutons et le pad, ça suffit déjà à diriger notre snowboarder. Le problème est que le décor ressemble un peu trop à un décor de skate avec de la neige puisque l’on a des voitures, on rentre dans des maisons, etc… Comme toujours, on a le choix de planches, de personnages et d’options en mode carrière. BASIQUE et FUN.
