Souvenirs de Gamer - Rez (2001)

C’est sans doute le shoot’em up qui m’a le plus marqué dans ma vie de joueur. Peut-être parce que ça n’en est pas tout à fait un, mais plus une expérience ludique.

J’ai d’abord entendu parlé de ce jeu à sa sortie dans la presse. Il avait un look unique par rapport aux jeux PS2 qui sortaient. Je savais juste alors qu’il était l’oeuvre de Tetsuya Mizuguchi et son équipe, un homme qui avait oeuvré pour Sega-Rally mais aussi pour un certain Space Channel 5, jeu déjà atypique sur la Dreamcast. Avec ses fils de fers digne des jeux des années 80 mais des effets visuels donnant une immersion au joeur, il fallait que je le teste. J’ai eu l’occasion de faire le premier niveau sur un CD de démo comme il y en avait encore dans les magazines de l’époque et j’ai trouvé ça génial…Juste que j’ai revendu assez rapidement la PS2 et que je n’ai pas donné suite…

Image

Et puis quand j’ai acheté la Xbox 360, il y a eu la sortie de la version HD, sorte de remaster, sur le XBLA. Aussitôt, j’ai craqué et j’ai enfin vu les autres niveaux jusqu’à voir la fin du jeux après quelques bonnes heures. Il faut dire que tout est là pour l’addiction : Un univers 3D mélant les fils de fer et les formes géométriques avec des textures métaliques, une musique qui réagit elle même à tous les tirs que l’on fait et aux destructions des vaisseaux enemis. Ah oui, le scénario : On joue le rôle d’un pirate informatique infiltrant une intelligence artificielle défectueuse et luttant contre les virus et les programmes de sécurité corrompus. On doit détruire des nœuds de données dans chaque niveau jusqu’à en atteindre 10 pour le niveau. On a donc un coté Tron, Matrix, et autres univers cyber.

Image

En réalité, c’est plutôt un Rail Shooter car on ne choisit pas vraiment sa direction dans cet univers qui paraît pourtant sans fin. Il y a des couloirs, des obstacles mouvant, des virus/ennemis polyformes et tout un tas de surprises. La version HD me paraissait un peu différente et toute aussi intemporelle dans sa manière de décrire cet environnement virtuel. La musique joue un grand rôle dans le jeu car elle s’accélère et change dans les phases les plus intenses. On est parfois dans un ambiance ethérée, et parfois dans une ambiance techno-rock. J’aime beaucoup la troisième zone pour son coté plus ambient. Et chaque niveau / zone est complètement différent, comme des jeux dans le jeu. Ca arrive de partout et on apprend presque à anticper avec la musique.

Aujourd’hui encore, je reste fasciné par ce jeu qui ne s’est pas beaucoup vendu à l’époque. Trop étrange sans doute, mais ceux qui ont craqué comme moi, en parlent encore. Je n’ai pas voulu y rejouer depuis, parce que l’émulation ne lui rend pas justice et que la Xbox 360 dors un peu trop. Avec le recul je comprend ceux qui ont comparé cela à Space Harrier, avec le personnage en lévitation et certaines formes de vaisseaux. Et comme j’adore aussi Space Harrier… Je parlais d’expérience car pour vraiment apprécier le jeu, il faut entrer littéralement dans ce monde, éteindre la lumière, laisser le son nous envelopper. Pas besoin de lunettes ou de casques à l’époque. Depuis, il a eu droit à d’autres rééditions et pseudo-émulations sur les consoles récentes ainsi qu’à d’autres jeux qui s’en sont inspiré. Mais aucun ne l’a égalé pour moi.

Un Longplay de la version HDvideo


Ecrit le : 12/10/2026
Categorie : geek
Tags : geek,jeuvideo,retrogaming,shootemup,musique,

Commentaires : par Mastodon ou E-Mail.